Parenthèse orientale

 

Revoir Dubai, les amis chers, une skyline sublime, (re)découvrir des endroits familiers, admirer la mer, écouter le muezzin, boire des coups, reconnaître le jardinier pakistanais et l’esthéticienne népalaise, aimer la douce ambiance de la ville, la torpeur des chaudes après-midis, sentir l’encens, marcher dans le sillage des Emiratis parfumés, dormir dans le désert, rire sous le soleil, se raconter l’Afrique, se sentir un peu chez soi, un peu d’ailleurs.

La vie d’expatrié, riche en émotions et en rencontres. Fabrique à souvenirs impérissables.

Merci la vie.

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In love with South Africa

dinokeng

Quand l’air est chargé de chaleur et d’humidité, que j’ai le vent dans les cheveux, que je te regarde – au son de l’indolente musique jamaïcaine qui sort de ma radio – marcher le long des routes, que mon regard se perd au loin dans tes couchers de soleil aux roses Pantone, je t’aime, Afrique du Sud.

Chaque fois que je suis dehors, outdoor selon l’expression consacrée, je te sens et te ressens. L’odeur poivrée des plantes, l’odeur de la terre après la pluie, les effluves de ma bougie Chakra d’Africology… tout cela fonde ton mythe dans mon cœur, me rappelle des émotions fortes déjà vécues en ton sein, sur ton continent, toi la reine mère.

J’aime tes gens, ta population touchante et humble. J’aime ton sourire malgré l’adversité. J’aime ta nature folle, ta folle nature.

Je suis bien chez toi, j’aimerais que tous les miens viennent et déjà reviennent partager avec moi, avec nous, ces moments telluriques. Je ne me suis jamais sentie aussi connectée à la Terre que depuis que je suis là.

J’aime ton côté tribal. J’aime ton côté cowboy aussi. Tes gars qui ne jurent que par leur bakkie (le pickup de Shérif fais-moi peur, ndlr), semblent s’être arrêtés dans un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, où fumer des clopes, manger des steaks de 500g, brandir des avant-bras tannés par le soleil, ne pas (toujours) faire du sport relève presque d’un acte libertaire/foutez-moi la paix dans un monde moderne gluten free et aseptisé.

J’aime ta brousse, ta vie sauvage, et même tes petites bêtes qui font pâlir d’envie les entomologistes de tout poil, qui soulignent que oui, définitivement ici je suis… ailleurs.

Pour finir, une chanson de la jeune Jamaïque que je viens de découvrir, celle-là même qui rend doux mon regard sur ce qui m’entoure. Merveille !

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Bush break #3 * Pilanesberg National Park

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Un immense cratère volcanique éteint depuis des millions d’années transformé en magnifique parc animalier au relief varié, entre collines et grandes plaines, un air de Ngorongoro (le sublime Tanzanien), le Mankwe Dam et ses paysages verdoyants de montagnes en pente douce… Bienvenue au Pilanesberg National Park !

On y croise notamment lions, éléphants, guépards, léopards, rhinocéros blancs – déformation de Wide rhino car il n’a rien de blanc évidemment… Magie d’entrevoir un léopard s’enfuir dans les broussailles, d’observer des lions roupiller, d’attendre paisiblement qu’un éléphant finisse son repas au milieu de la route… Le gourmand nous retardera de vingt minutes, et en conséquence nous trouverons porte close à la sortie du parc. Heureusement nous étions guidés pour le game drive et un ranger est venu nous libérer, délivrer. Le parc offrant aussi la possibilité de conduire son propre véhicule il est conseillé de bien anticiper et regarder la montre pour ne pas dormir avec les grosses bêtes. À bon entendeur !

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Camping paradise !

 

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Peur sur la ville

On vous a menti. Plus que la criminalité, les deux choses terrorisantes à Johannesburg sont les orages et les ibis. Let me explain !

Les premiers sont sournois, ils viennent sans prévenir. Tu te lèves un beau matin, comme la plupart du temps, toutes tes fenêtres sont grandes ouvertes, tu te dis que ça va être sympa de prendre la voiture sous le soleil pour aller chercher tes enfants et puis paf ! en moins de temps qu’il n’en faut à Joseph pour engloutir une pizza Margherita, le ciel s’assombrit, s’obscurcit jusqu’a transformer l’heure : tout à coup il n’est plus 14h mais 23h. Ça c’était l’image sans le son. Ensuite vient la Dolby Stereo. Des coups de tonnerre qui résonnent à 8000 décibels – à chaque fois je regarde le toit pour voir si on n’a pas été foudroyé (on entend des retours d’expérience pas possibles près de la cour d’école), des éclairs qui te brûlent la rétine (la photo… sans flash, svp), le tout pour une période variant entre 30 mn et 2 heures. Dans une maison légèrement vêtue (point de double vitrage), c’est comme si Zeus deversait toute sa hargne dans notre chambre. Les conséquences sont dramatiques sur la route, tu dois traverser des mini-rivières comme dans Jurassic Park mais sans la Land Rover, les feux ne marchent plus (mais quand j’y pense la pluie n’y est pas pour grand-chose… la municipalité peut-être ?) et pour faire quinze bornes on a des embouteillages qui nous mèneraient pour le même temps de trajet à la frontière du Botswana. Mais bon, une paille pour des Afrikaners qui font aisément huit heures de route le week-end  pour aller braaier (comprendre manger des saucisses) avec des copains.
feux
Les seconds, eux, assument leur présence. Ils annoncent leur venue à coup de cris stridents. Ils ont un bec de toucan qui aurait fait un régime (fin mais donc assez proéminent), l’oeil torve – quand je les vois passer derrière la fenêtre du salon j’ai toujours un petit sursaut), et surtout semblent dégoter d’excellentes choses à manger dans mon jardin. Je me sens obligée de les chasser pour qu’ils ne prennent pas trop leur aise et transforment ma pelouse en leur QG de campagne. Bon, à leur décharge et contrairement à d’autres, ils ne poussent pas la chansonnette au lever du soleil.
#ceuxquisaventcomprendront
oiseaux
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Vol de nuit, lendemain chagrin

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Cher lecteur,

si toi aussi tu as déjà passé 11 heures de vol de nuit (ressenti 17 heures – interminable donc) coincé et enkylosé entre ta fille qui dort à poings fermés sur ta cuisse droite, bloquant ainsi ton bras à tout jamais au-dessus de ta tête car l’accoudoir, bien entendu, est relevé et donc parfaitement inaccessible, et ton fils qui lui ESSAYE de dormir sur ta cuisse gauche, aussi agité qu’un chiot sous coke,

si toi aussi tu as déjà craint que ta valise manquante restée à Paris (version officielle) ne remette plus jamais le pied en sol africain (soit dit en passant, celle qui contient mes nouvelles bougies Diptyque et tous les sous-vêtements des enfants), tu comprendras aisément que ce matin, la reprise du yoga s’est imposée d’elle-même.

Après trois semaines d’agapes en tous genres – sucrés, salés, alcoolisés – et zéro sport (sauf si on considère que faire tourner le plateau
de fromage ou lever la pique dans le poêlon à fondue savoyarde est une activité physique), j’ai un peu souffert. Pour mon bien !

Ensuite j’ai fait un truc que je n’aurais jamais imaginé faire un jour dans ma vie : faire les courses en tenue de sport. Attention, je parle d’un legging brillant avec bande fluo sur le coté, pas d’un seyant short en coton qui ferait joli à la plage. Je m’adapte pour me fondre dans la masse. Et la prochaine fois, si je veux vraiment passer pour une Afrikaner, j’emmènerai mes enfants pieds nus au supermarché (nan, mais pourquoi ils rechignent TOUS à porter des chaussures ?)

Allez, bonne rentrée.

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2017

hny2017

 

Cette année, exprimons notre joie, nos rêves, nos espoirs, nos désirs, notre confiance, notre conscience, nos doutes, nos peurs, notre soutien, notre attention, nos idées, nos amours.

Soyons vivants !

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Bush Break #2

dinokeng1 dinokeng2

Plutôt que de vous parler de comment j’ai dû graisser la patte d’une femme-maquerelle pour faire enregistrer ma voiture auprès des autorités sans faire la queue pendant cinq heures (expérience détestable, ça va de soi), je préfère partager des photos de la jolie réserve du Dinokeng, qui présente des avantages non négligeables : elle est à une heure et quart de route de Johannesburg, est la seule réserve du Gauteng avec les Big Five (Lion, Rhino, Buffle, Éléphant, Léopard), comporte de nombreux lodges dans lesquels déjeuner et profiter de la piscine, offre la possibilité de faire des game drives guidés ou en self-service… le tout sans avoir à débourser le prix d’une nuit sur place.

Une vraie immersion Into the wild à deux pas ou presque de la cité. Recommandé !

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