Ilha de Mozambique & plage de rêve, l’Afrique enchantée

 

Bemvenido o Moçambique !

Située sur le littoral oriental de l’Afrique, face à l’océan indien, le Mozambique est une ancienne colonie portugaise devenue indépendante en 1975.
Assez méconnue, cette perle lusophone a été abîmée par une guerre civile qui a fait rage durant seize ans, jusqu’en 1992. Le pays panse toujours ses plaies. C’est l’un des plus pauvres au monde. Mais sa beauté, son authenticité et la gentillesse de ses habitants en font une terre riche.

Ilha de Mozambique

17 000 personnes vivent sur l’île reliée au continent par une route étroite – 1 000 seulement dans la partie historique. Les vestiges des bâtisses coloniales de Ilha de Mozambique – classée au patrimoine de l’UNESCO – évoquent Cuba, Saint-Domingue, le Brésil, ses plages sublimes et sauvages aux incroyables dégradés de bleu turquoise rappellent Zanzibar. Et pourtant, cette île est unique. Flamboyante capitale au temps du commerces des épices, on y faisait halte pour échanger or et ivoire, et les esclaves. Carrefour de civilisations bantoues, arabes, indiennes et européennes, ses rues pavées et colorées invitent à l’errance. Partout ses enfants nous suivent, nous parlent. Nous échangeons avec eux en espéranto. C’est bon enfant, on marche, on marche ! Le samedi de notre arrivée, c’est la fête au village. Concert et étals de nourriture animent la rue, c’est joyeux et chamarré. La vie !

 

 

Le lodge du récif corallien

Après Ilha, cap sur la plage ! Julianne s’initie au snorkelling. Dans la lagune, on voit des rascasses, des barracudas, des poissons papillons, des poissons perroquets et les poissons du monde de Nemo. Tous les jours nous nous régalons de poissons, fruits de mer (crevettes, mangoustes, crabes, en veux-tu en voilà). Le chef est un dieu de la cuisine. Regardez près de chez vous, toutes les crevettes que l’on mange viennent du Mozambique. Chaque jour, la mer déverse sur le sable des coquillages magnifiques dont les cauris que je chéris tant, utilisés comme monnaie il y a bien longtemps. Les enfants aiment ce vent de liberté, les fous rires avec les copains, les histoires racontées à n’en plus finir, Zazou, le bébé singe tellement chou, la découverte du jeu traditionnel M’Bélé (qui rappelle l’awélé). Et nous siroter la caïpirinha du soir dans l’air encore chaud, admirer la danse et le chant traditionnels des femmes du village. Profiter. Se reposer. Être dépaysé.
Si ce n’était la fastidieuse procédure pour l’obtention du visa à l’aéroport (c’est loooong ! #thisisafrica), on y retournerait bien même le temps d’un weekend !

 

 

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Kruger National Park

 

Le parc le plus connu d’Afrique du Sud, l’un des plus célèbres au monde… presque mythique ! En 1898, pour préserver la nature sauvage de la région, Paul Kruger, fraîchement élu président du Transvaal, décide de créer une réserve gouvernementale dans la région de la rivière Sabie. Long de 350 km pour 60 km de large, il comporte 2 500 km de routes et pistes. De quoi l’arpenter pendant des jours. C’est bien ce qu’il faut faire pour espérer voir les animaux en pagaille, car – c’est là le paradoxe – le parc est tellement grand que les bêtes ne se montrent pas à tous les coups. Il est facile d’être loin des routes et cachés dans le bush ou les paysages de savane. Pourtant, il y a du nombre ! 500 variétés d’oiseaux, 110 sortes de reptiles, 150 espèces de mammifères dont les fameux Big 5. Environ 37 000 buffles, 14 000 éléphants, 1 700 lions, 1 000 léopards. Le léopard, ce fantasme, seule raison qui motive encore mes enfants à faire des safaris. Donc nous n’aurons pas vu d’éléphants par milliers, des troupeaux de buffles ou des hordes de zèbres, mais des animaux plus inhabituels, comme la tortue léopard, les hyènes (je n’en avais jamais vues en Afrique du Sud) – dont celle dévorant un reste d’impala (d’une fraîcheur douteuse à en juger par l’odeur) sous les yeux du léopard spolié caché dans les fourrés, des babouins batifolant devant les girafes, des vautours, des calaos à bec jaune (Zazou, pour les fans du Roi Lion), des aigles, un martin-pêcheur pie, des chacals, un jabiru africain, des pintades de Numidie, un hibou planté sur la route lors du game drive nocturne…

L’intérêt résidait aussi dans les paysages, la terre chaude africaine, rouge, écrasée par 35 degrés, les camps faits de rondavels au toit de chaume, en adéquation avec la nature : Olifants est considéré comme le plus beau rest camp de par sa situation exceptionnelle en aplomb au-dessus de la rivière, Skukuza est plus fréquenté, dans le sud que l’on dit plus abondant en terme de faune. Leurs petits bungalows qui ne sont pas de première jeunesse mais font le job sont très prisés des Sud-Africains et dotés de terrasse, de coin cuisine basique mais ont tous un barbecue. CQFD.

En ressortant du parc, après quatre jours sur les routes, retour à une autre réalité : celles des villes africaines faites de bric et de broc, celles qui n’offrent aucune mixité raciale, seulement la vie au jour le jour de 80% de la population. L’Afrique du Sud, le pays du grand écart.

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Zangarna mon amour

Je n’aime rien de plus que cet endroit paisible, sauvage et beau ! Où l’on peut jouer au rugby sur 12 hectares (c’était avant de voir un cobra ramper sous les pilotis), faire des sauts dans la piscine face à l’horizon se perdant dans le bush, boire un verre devant un coucher de soleil sublime, confier ses vivres aux charmantes cuisinières qui en font des plats goûteux, dormir dans le silence de l’Afrique des grands espaces, regarder le calao jouer avec son copain, observer les boks qui broutent devant nos yeux, photographier les nyalas, admirer les cornes de l’hippotrague – futur trophée.

Je n’aime rien de plus que ce lodge de toute beauté, rien que pour nous, niché dans la beauté de la biosphère du Waterberg dans la province du Limpopo, j’ai nommé le Zangarna Game Lodge.

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On the (garden) route

 

 

 

 

 

 

Non, la Garden Route n’est pas une route côtière bordée de part et d’autres de roses, protées, strézilia (oiseaux de paradis) ou agapanthes. Plus « route » que « garden » et fleuron touristique du pays, cette région plébiscitée par les Sud-Africains est un authentique jardin à l’africaine : ni pelouses à l’anglaise, ni parterres à la française, mais un littoral déchiqueté frangé de forêts tropicales primaires et humides, de lagunes et de plages sauvages. Bienvenue dans le Wild Wild South !

À Wilderness, petite bourgade qui constitue notre première étape après avoir atterri à George, tout est paisible et immense : la plage, les arbres, les maisons, les rivières abondantes. Sous un ciel nuageux, on a peu l’impression d’être en Cornouailles. La moyenne d’âge aussi se hisse tout en haut. Point de clôtures, point d’animation déplacée mais une vie de quartier (autour des quelques restaurants et de la station-service du centre ville), autant d’éléments qui font du coin un endroit idéal pour passer sa retraite. À Knysna, même topo : des demeures nichées dans des collines à la végétation luxuriante bénéficiant tous les soirs de magnifiques couchers de soleil sur la lagune, des restaurants chaleureux sur le waterfront pour déguster poisson et fruits de mer font de cette petite ville fondée en 1804 par George Rex, riche homme d’affaires que l’on crut longtemps être un fils illégitime de George III d’Angleterre, un endroit tout doux. La vie s’écoule sans accroc ici. Ses habitants ne vivent pas dans le même pays que les gens de Johannesburg, vraiment ! À Plettenberg Bay, on prend nos habitudes au Look Out Deck, petit resto en bois dominant la plage où s’ébrouent les dauphins au large…

La Garden Route, c’est un parc national à la nature XXL, des sentiers de randonnées avec des panoramas de dingues, des vues sur la mer turquoise démontée, des chemins escarpés, traversant la forêt (ne pas penser aux serpents), des passerelles au-dessus du vide à emprunter, des rochers à escalader (Tsitsikamma, on ne t’oubliera pas de sitôt), Birds of Eden et ses oiseaux multicolores, Monkeyland et ses singes du monde entier (souvenirs du singe hurleur du Costa Rica !) – où l’on apprend enfin la différence entre monkey et ape (le premier a une queue, l’autre non), des routes que sillonnaient il y a deux siècles les éléphants du Cap qui avaient trouvé refuge dans les profondes futaies des environs de Knysna…

Vallées secrètes, montagnes majestueuses et forêts pluviales… un itinéraire tout en beauté.

 

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Un éléphant, ça trompe énormément

 

Parfois, la nature et la vie sauvage se rappellent à nous. Non, faire un safari n’est pas la même chose que visiter un zoo. Lorsqu’après quatre heures de route, nous sommes enfin arrivés au Marakele National Park, nous avons expérimenté le grand frisson.
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Au volant de ma voiture pour parcourir les 17 km qui séparent l’entrée du parc de notre camp, Tlopi Tented Camp, j’étais détendue dans la partie du parc qui n’abrite que les herbivores. Sont cools, ceux-là ! Ensuite, deuxième entrée à franchir après avoir actionné l’ouverture d’un portail électrifié (Jurassic Park style), pour pénétrer dans la partie Big 5. Me disant : « le truc que je n’aimerais pas, c’est tomber sur un éléphant. » Bingo !
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En voilà deux gros spécimens au milieu de la route, à moins de 100 mètres de nous. Mon sang ne fait qu’un tour. Tu te demandes en 3 secondes quoi faire : attendre qu’ils s’enfoncent dans les buissons du bas-côté et s’éloignent gentiment ou reculer parce qu’ils continuent leur chemin vers nous ? Rebrousser chemin s’impose : l’un des deux était visiblement contrarié par notre présence, et je ne suis pas sûre que son battement d’oreilles n’était que pour s’aérer. Donc, plein gaz sur la marche arrière, et là mon amie me dit :  » Attention, il y en a un autre derrière ! Il est énoooorme !  »  Donc, le coeur battant à 200 pulsations par minute, on patiente et les deux finissent par dégager le passage. On file, encore 4 km avant d’arriver au camp. Le chemin d’accès final est bien étroit (ouille, ce serait mieux de ne pas revoir Babar ici, et tiens ! la bouse à droite est bien fraîche, pensais-je négligemment). Nous voilà devant nos tentes, Cormoran et Heron, et sa vue imprenable.
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Ambiance de la brousse avec les grandes tentes en toile kaki et bois tout confort. Il était temps de sortir les bagages (jumelles et victuailles) pour préparer l’apéro et boire un verre pour célébrer la beauté du lieu – et nous remettre de nos émotions. Et là ! Un comité d’accueil hors du commun : un éléphant à la taille gigantesque broutait tranquillement devant la tente des amis.
Fascinant quelques instants, puis trouillomètre en ébullition : la bête ne part pas, s’approche, réagit au son de nos pas qui font craquer le parquet de la tente (oui, à ce stade, nous sommes plusieurs à nous replier à l’abri). Mon fils me dit : « On ne reviendra plus jamais ! Je me convertis pour prier » et encore « maman, tu diras que mes derniers mots sont « Je n’aime pas l’école ! ».
Le pachyderme finit par disparaître derrière la tente, mais il n’échappa pas pour autant à notre vue et vigilance : son arête dorsale était visible derrière la moustiquaire de la salle de bains de la tente dans laquelle nous étions réfugiés lorsqu’il entreprit de nous quitter en frôlant en douceur notre voiture. Un éléphant dans un magasin de porcelaine !
Bref, une arrivée mémorable, exceptionnelle dixit un ranger, pour profiter d’un endroit époustouflant de beauté et intemporel.
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Africa for ever !

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