C’est la foire !

 

Quelle joie d’arpenter les allées perchées sur le toit du mall de Hyde Park, un lieu où – le temps de trois jours – le bon gout côtoie la décontraction, les allures chic et choc la délicatesse de bijoux, les objets déco les meubles délicieusement rétro. Ici point de cheveux bicolores, de tissus moches et de meubles au style sans âge mais des designers locaux (tous basés au Cap… comme c’est étrange), des artisans amoureux de leur métier, des trésors de créations contemporaines restés trop longtemps cachés à ma vue. Pour cette 8ème édition, 120 artisans triés sur le volet, des stands gourmets et gourmands… Une soirée rafraichissante et de nombreuses jolies marques découvertes, remplissant mon escarcelle. Thanks God, et merci Fred !

 

 

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May I take a picture ?

 

Au gré des déambulations et des rencontres, il y a tant de visages que j’aimerais immortaliser. Ce n’est pas chose aisée, que de photographier les gens, ou même d’être affublée d’un appareil photo équivalent à deux mois de salaire. Et voilà que je découvre sur Instagram le compte très inspirant d’un photographe de rue. Ces portraits sont magnifiques, de ceux qui font naître des vocations. Témoignages de la vie locale, de la beauté des femmes & des hommes vivant sur le perron d’à côté. Des visages des figures sublimes. Extraits.

 

 

© photos
andilebhala_portraits [compte Instagram]
may_i_take_apicture [compte Instagram]
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Cool african shopping

 

À Johannesburg on peut avoir tendance à croire que l’on vit en Floride (big houses, big cars, big sun), donc pour une piqûre de rappel africaine, rien ne vaut un détour par Amatuli Artefacts. Un entrepôt multi-étagé dans le quartier de Kramerville dans lequel on trouve des masques par milliers, des girls bands en perles, des paniers dans lesquels se cacher pour échapper à Dany De Vito, des peaux de zèbres, des fausses Tolix, de beaux tableaux et depuis peu, une cantine latina. Une atmosphère à la cool qui en fait régulièrement une adresse de choix.

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La montagne du Dragon

 

« La montagne du Dragon » en afrikaans est la chaîne la plus haute (3 450 m) et la plus étendue d’Afrique du Sud et une redoutable barrière rocheuse. Une couronne de montagnes qui enserre le petit royaume du Lesotho – très similaire d’ailleurs en terme de paysages, de petits villages et mode de vie. Tous tracent la route, lieu de discussions et de rencontres sociales comme d’autres bavasseraient sur la Croisette, les Ramblas ou le le Malecon.

À trois heures et demi de Joburg et à l’approche d’un weekend de trois jours, il n’en fallait pas plus pour qu’on prenne nos baskets et notre kit de self-catering sous le bras (toujours le même : biltong, Shiraz et pain de mie mou comme mon ventre – la base). Quelques jours avant le départ, nous n’avions guère le choix sur l’hébergement, et le soir venu, sans tire-bouchons dans notre escarcelle, nous nous sommes trouvés fort dépourvus : nous étions dans un hébergement qui n’aurait pas dépareillé à Karachi ou à Hyderabad. 100% muslim, avec salle de prière et Coran gratuit à emporter à la réception, ce qui ne pose en soi aucun problème SAUF quand tu ne peux pas compter sur tes voisins de chambrée pour un dépannage apéritif.

Et après une journée un peu pluvieuse et une randonnée de 5h30, le jaja était une vraie récompense.

Bref ! Plein d’Indiens dans ce petit resort (le mot me semble quand même un brin inapproprié), notamment parce que la majorité des Sud-Africains d’origine indienne vivent dans la région de Durban, à deux heures du Drakensberg.

Néanmoins, ne vous y méprenez pas, l’objectif du week-end n’était pas que de boire du vin mais découvrir un coin réputé magnifique, sauvage et propice à la marche. Trois atouts qui rendaient le Drakensberg hautement désirable. La preuve en images.

 

Babouins dans la brume | Royal Natal National Park

 

Le Royal Natal National Park déploie l’un des paysages les plus extraordinaires du massif montagneux.  Son attraction géologique ? L’Amphithéâtre, un cirque de grès en forme d’hémicycle sur 5 km. Pour l’apercevoir en contre-plongée, il faut randonner dans les gorges du Tugela. Une belle balade, alternant entre petits chemins escarpés à flanc de collines, passage dans les sous-bois et crapahutages au-dessus des ravins. Et à l’endroit où les gorges se resserrent et où la raison nous sommes d’arrêter les frais, des bassins d’eau douce pour la pause pique-nique, sous un ciel bleu finalement dévoilé. What else ?

 

 

 

 

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Blyde River Canyon + Pilgrim’s Rest = American Style

The Three Rondavels

Lisbon Falls

Bourke’s Luck Potholes. Des sentiers et passerelles  tout le long du site pour admirer ces extraordinaires marmites de géant, au confluent de la Blyde (Joie) River et de la Treur (Peine)

Long d’une trentaine de kilomètres, profond de 700 mètres par endroit, le Blyde River Canyon est le troisième plus grand canyon au monde derrière le Fish River Canyon en Namibie et le Grand Canyon aux États-Unis. Il est phénoménal ! De beauté, de gigantisme, d’ocre, dans sa roche polie par l’eau, ses eaux cristallines, ses cascades. Aux portes du Kruger National Park, il est une étape indispensable dans l’état du Mpumalanga (si vous pensez toutefois à réserver un hébergement dans le Kruger trois ans à l’avance).

Et tout au sud du canyon, une pépite…

 

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Pilgrim’s Rest, l’une des cités minières les plus anciennes du pays. On attribue la découverte de l’or dans la vallée à un certain Alec Patterson qui, en 1873, tomba par hasard sur un gisement d’or alluvial, à l’époque le plus riche d’Afrique australe. En deux temps trois mouvements, une faune d’aventuriers envahit le secteur. La ruée vers l’or était en marche.
Cette bourgade aurait pu devenir une ville fantôme, comme il y en a tant aux États-Unis, si elle n’avait été transformée en 1972 à la fermeture des mines en musée à ciel ouvert. Les petites maisons en bois et en tôle ondulée ont été entièrement restaurées, elles sont poussiéreuses comme à l’époque, et le Royal Hotel (dans la rue principale), toujours en service, sent bon la naphtaline et la tapisserie d’antan. Au Visitor Center, les enfants (moyennant R50) peuvent chercher de l’or (enfin, de la poussière d’or) dans la terre de la rivière… Une plongée dans une autre époque facile et dépaysante, chouette pour les petits et la grande que je suis.
(peti bémol sur une arnaque couramment pratiquée : quand vous garez votre voiture, quelqu’un vous la lave sans vous demander votre avis et réclame un billet au final. Soyez clair avant : dites que votre voiture, vous l’aimez sale).
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Road trip au Botswana

Le voilà, le récit de notre beau voyage au Botswana ! Essentiellement en photos – les paysages se passant de commentaires. Ce pays, dont les ressources proviennent majoritairement des mines de diamants et du tourisme de luxe. Mais en vivant en Afrique australe et en tendant l’oreille, nous avons réussi à découvrir les splendeurs de ce pays autrement qu’en voyage princier. Et s’endormir sous la tente au son du barrissement des éléphants, des ronflements des hippopotames, des coassements, des hululements et autres bruits animaliers,  était tout simplement extra. Mais il fallait y être un minimum préparé (regarde un peu !) et aimer rouler : 75 heures au volant et 6 000 kilomètres de routes avalés !

En route ici !

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Amateurs, challengers… whatever !

 

Voilà un mois que nous sommes revenus de notre voyage dans le coin le plus fabuleux de la terre, dixit notre ministre de l’écologie, Nicolas Hulot. Le Botswana… Environ quinze ans que nous en rêvions, que j’avais mis de coté mon épargne salariale (oui, un jour j’ai eu un travail), et puis quand en y regardant de plus près on a compris que cinq jours là-bas coûteraient le prix d’une Austin Mini, (ou 2 m2 à Paris quand on y pense) on s’est dit qu’on renonçait. Mais ça c’était avant. Avant de venir vivre dans le pays des pros du camping, des géants de l’outdoor, des spécialistes des baby-trails, remorques, tentes sur le toit et autre gadget « spécial je voyage avec ma maison » en tout genre. Bref, avant de côtoyer des Sud-africains toujours prêts à partir explorer le bush à bon prix (ils laissent les lodges inabordables aux Européens) sans renoncer une seconde à leur confort.

Donc, nous sommes partis en convoi d’une douzaine de voitures (une vingtaine de Sud-Africians affables, ronfleurs et suréquipés en linge de lit, deux Australiens aussi démunis que nous – restriction aérienne oblige – et nos enfants) à travers les vastes plaines du Botswana et des zones désertiques de la bande de Caprivi. Je crois sans me vanter pouvoir dire qu’on les a bien distraits.

Heureusement une heure avant de retrouver le groupe avec lequel nous allions être en voyage de noce pendant dix jours, j’ai relu le programme du tour et constaté que tous les soirs, nous serions assis au coin du feu, sur des fauteuils safari (ceux avec accoudoirs et résille pour caler la bière)… que nous n’avions pas. In extremis, dans la ville de Letlhakane (à côté Clermont-Ferrrand fait figure de capitale européenne), nous avons dégoté le vendeur chinois de meubles/tv/tout à dix balles et fait son chiffre d’affaires de la semaine en lui prenant ni une ni deux tout son stock de fauteuils en nylon (4 pièces en fait). Cela nous a sauvé de l’humiliation générale.

Nos voisins de chambrées se sont révélés accueillants, majoritairement retraités et portés sur l’apéro. Nos enfants étaient les petits chéris, ils les trouvaient même très bien élevés (merci à la barrière de la langue). Et donc, très très bien préparés à un road trip qui nous ferait rouler, dix jours durant, 75h et 6 000 km.

Quand eux pilotaient sur les pans (anciennes mers desséchées) sans passer à travers la croûte de sel, nous devions être guidés par radio pour éviter l’ensablage (day 1), quand nous arrivions au camp pour nous installer, en moins de temps qu’il n’en fallait à mon fils pour trouver la seule prise du camping branchée sur du 220V capable de recharger son iPod ils avaient monté deux lits de camps avec couettes, oreillers en plume, table de chevet et descente de lit, quand à l’inverse le matin il nous fallait décamper à l’aube (la nuit même, 6am = 6 degrés, c’est bien simple) j’avais à peine mis un pied sale hors de la tente (ah oui, quand tu campes dix jours, tu renonces à une pédicure digne de ce nom) que tous leurs bagages étaient déjà triés, rangés, empilés, sous scellés dans le coffre xxl de la Toyota Super High Lux 12, quand ils gonflaient leur matelas en 3 secondes avec un compresseur nous nous faisions les muscles avec une banale pompe, et quand chaque matin ou presque on galéjait à faire entrer nos 17 sacs mous/de sport/plastiques dans le coffre, ils avaient déjà fait glisser leurs petites valises bien rectangulaires dans les rails de leur bakkie aussi grand qu’une capsule d’hôtel tokyoite prévus à cet effet.

Cette expérience fut une découverte géographique, mais aussi humaine et sociologique. Nous avons expérimenté qu’en Afrique du Sud il y a les Blancs (les Afrikaners) et les Blancs (les Anglais). À ma gauche, un quintal portant une doudoune, un bermuda camouflage et des tongs, amateur de rusks et coffee morning à 5h45, à ma droite, des discussions aussi raffinées que leurs apéritifs avec cheese platters. Des altérités mais aussi des points de ralliement : chaque soir, nous avions droit aux grâces (« vraiment ? même avant de manger une saucisse froide ? » ), énoncées par notre guide. Ce fut donc un vrai voyage du bout du monde, que je ne manquerai pas de partager en photos dès que j’aurai une connexion internet digne de ce nom. Mais ça c’est une autre histoire.

 

 

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