La Grèce, bénie des dieux


Mer, montagne et mythologie grecque sous le soleil

Notre sempiternel retour en Grèce aura eu cette année une saveur particulière. Joseph étant féru de mythologie (nul besoin d’un guide pour visiter l’acropole d’Athènes – nous l’avions !), il a rêvé tout éveillé face à ces pierres antiques porteuses d’histoires. Avec un grand H, avec un grand S.

Cette fois nous avons donc conjugué les grands sites culturels de la Grèce Antique et les tavernes de charme aux tables goûteuses et abondantes à l’ombre des figuiers et au son des cigales. Puisque le régime grec est sensé nous rendre éternel ou presque, on s’en donne à coeur joie : feta sous toutes ses formes, salade grecque aux tomates rougeoyantes gorgées de soleil, huile d’olive à se damner, et pain de rigueur pour saucer l’assiette. Et vite, admirer le beau coucher de soleil happé par la mer pour se servir un ouzo.

Il y aura d’abord eu Athènes, son acropole, sa chaleur estivale, ses sandales, ses temples au milieu des oliviers. Au coeur de l’Acropole, le Parthénon, chef-d’œuvre de l’humanité, construit en l’an -438 av. J.-C.en l’honneur d’Athéna, protectrice de la cité et déesse de la guerre et de la sagesse. Classé au patrimoine mondial de l’Unesco, il domine majestueusement la ville et est en constante rénovation. Une immersion dans le berceau de la civilisation.



Puis le Péloponnèse : Corinthe, Epidaure, Mycènes, Monemvassia. Ce territoire montagneux que la Méditerranée nous a livré comme une ode à la beauté.  Où les civilisations grecque, romaine ou ottomane ont façonné le paysage en érigeant quelques uns des plus grands sites du Monde Antique, une plongée dans les grands mythes hélleniques d’Homère, d’Apollon ou du royaume d’Agamemnon. 
Un itinéraire culturel certes, mais ponctué de pauses en terrasse et à l’ombre des oliviers ou des figuiers. Comme à Monemvassia, sublime ville bâtie sur un rocher, aux ruelles ocres pleine de charme.


Enfin, cap sur l’ile de Cythère, chère aux coeurs des Grecs. Des plages aux eaux limpides, sublimes de beauté sauvage.
Des vacances sans montre et empreinte de lumière douce. La Grèce, pays béni des dieux.

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Five years later

Fini le bain de mer à 33 degrés et les rugissements audibles du fond de son lit de camp. Fini les « what can I do for you mam ? », place au « c’est pour quoi ? » avec ton enjoué (sic) de rigueur.

Oui, le retour en France est à bien des égards aussi difficile sur la forme que sur le fond.

All by myself

De retour au bercail vous voilà seule avec vous-même puisque les amis que vous avez gardé de l’époque pré-expatriation triment, eux, les jours de semaine. À 10h15 un mardi, à 11h30 un jeudi vous errez comme une âme en peine dans les rues désertes – ce qui présente quelques avantages pour une épilation sans rendez-vous chez Body Minute.

J’ai rapidement fait une croix sur l’expansion de ma vie sociale grâce à l’école, pourtant haut lieu de nouvelles rencontres en expatriation (la majorité des mères ne travaillant pas devient chauffeur de taxi – j’ai du mal avec l’écriture inclusive, pardon – battant le pavé de l’école 3 heures par jour). Ici la sortie de 16h30 est moins « pump it up » quand tes enfants sont inscrits dans la seule école internationale de la ville dont l’autre caractéristique est d’être adoubée par le pape François. Je n’ai rien contre, si on me fout la paix sur le sujet, autant que je laisse vivre les femmes aux cheveux poivre et sel multi-multipares qui fréquentent les lieux. Il va juste falloir gratter pour trouver des gens avec affinités – mode de vie et mode tout court.

Déjà vu

Tandis qu’à l’étranger tout était nouveau – même la routine qui finissait invariablement par se mettre en place, revenir vivre dans une ville de taille moyenne déjà connue offre quelques moments d’effroi : j’avais beau être partie depuis cinq ans, en deux semaines à peine, j’étais happée dans une faille temporelle comme si j’avais quitté la région l’année dernière. J’ai croisé sans le vouloir toutes les personnes que je connaissais en moins de temps qu’il n’en faut à un Afrikaner pour engloutir un steak de 900 gr ou à Donald Trump pour tweeter un aphorisme. Ce qui n’arrive JAMAIS dans les mégalopoles vous en conviendrez. La vendeuse de Petit Bateau m’a immédiatement reconnue et posé vingt questions sur notre retour quand j’ai franchi le seuil du magasin. On n’était pas copines mais visiblement mon dévouement à faire prospérer l’entreprise de maillots de corps l’a marquée. Outre le compliment qu’elle m’envoyait indirectement (je ressemblais encore à moi-même), elle m’a foutu les jetons. Et quand j’ai reconnu dans la foulée la caissière du Monoprix, j’ai paniqué. Ces cinq ans hors de nos frontières étaient-ils le fruit de mon imagination ?

Une fenêtre sur TV5 Monde

Pendant cinq ans, nous avons échappé à la télévision française. Nous avions TV5 Monde et son exotique météo de tous les pays du globe. Las ! Il aura fallu un été en France pour que mes enfants entonnent à tue-tête les slogans des pubs Carglass et tous les génériques des séries de l’après-midi. Vite ! Reprendre les bonnes habitudes et prétendre qu’avec la box internet on n’a pas les chaînes de télé.

Donc, j’ai beau avoir été connectée aux replays de France Inter, j’ai cumulé quelques lacunes culturelles. Ce n’est ni la musique des radios sud-africaines (voyage immédiat au temps de mes dix ans, à base de Modern Talking et A-ha), ni les programmations ciné de Dubai (X-Men 17) qui auront contribué à une remise à niveau. Je vais me venger, j’irai au cinéma en semaine à la séance de 11h, puisque je n’ai que ça à faire.

Travailler, c’est trop dur

Car oui, c’est là le quatrième point. Selon la légende, la femme d’expat (d’inpat – terme barbare adéquat désignant le retour au pays d’origine) ne fout rien. N’aurait-elle pas passé des années à profiter de son pays d’accueil en se tournant les pouces, entre déjeuners de filles, yoga et shopping dans les malls ?

Et c’est une inadaptée qui fait parler dans les diners en ville : « elle n’arrivera jamais à vivre dans un appartement de 100m2*, qui plus est sans femme de ménage ! », « coté boulot, elle a bien créé deux trois choses mais c’est un hobby, pas un job, hein ! »

* précision : en l’occurrence, oui, c’est vrai, je n’arriverai pas à vivre dans un appartement de 100m2 avant d’avoir liquidé la moitié de ma vie Ikea sur Le Bon Coin

 

RV_Pole-Emploi

 

Et pourtant…

{attention, séquence d’auto-promo}

Sans travailler ou si peu, je me suis enrichie. J’ai développé une capacité d’adaptation unique et insoupçonnée, j’ai réussi à nouer des amitiés solides mais aussi à sociabiliser en deux temps trois mouvements (merci à celles et ceux qui sont venus vers moi en premier !). J’ai fait preuve de souplesse et, évidemment, de curiosité.

Ça, je le jure, restera gravé en moi, et je tâcherai d’y penser quand le blues de hiver qui dure huit mois s’emparera de moi. Je songerai à tous mes souvenirs d’ailleurs scintillants et à tous ceux qui brilleront bientôt.

* Tout comme je me réchaufferai le corps et l’esprit en pensant à tous les plats de fromages qui m’attendront quelque part et en chantant fort Jean-Louis Murat

 

sunset_Sandton

sunrise_cathédrale

Et quand on y réfléchit, cette couleur folle à l’horizon, elle était là-bas et elle est ici.

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Siyobonga, South Africa !

 

Partir…

et ne plus se lever avec la lumière radieuse, se pâmer quotidiennement devant des couchers de soleil hors du commun, pister les animaux dans la brousse, entendre les gazouillis enchanteurs d’oiseaux exotiques devenus familiers, écouter Saba Kufa à la radio, sourire à la vendeuse de balais au feu rouge, suivre les bakkies chargés de travailleurs, entendre parler 13 langues, faire de plan sur la comète pour les prochaines vacances africaines, manger chez Tasha’s, chiner chez Amatuli, sentir l’odeur du feu de bois, s’asseoir autour du boma, fouler la terre rouge. Laisser derrière soi les amis. Et ne plus être ailleurs, tout simplement.

J’ai rêvé longtemps de l’Afrique. Elle a pu quelquefois me désarçonner mais je n’ai jamais sous-estimé sa magie.

#fermerlaparenthèse #findenotrevieinternationale #timetomoveon

 

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Escapade à Cape Town

Avant de mettre des milliers de kilomètres entre l’Afrique du Sud et nous, un dernier détour par Le Cap, la première destination découverte en arrivant en 2016, la dernière à fouler en 2018. Celle qui est semblable à la Californie à bien des égards – le surf, la healthy food, les grands espaces au bord de la mer, les maisons surplombant la plage, le climat. Celle que l’on peut arpenter à pied, qui est créative et si belle, enclavée dans la montagne. Mais où la mixité fait défaut. C’est riche, mais une fois encore, la misère se concentre sur les classes noires. L’Afrique du Sud n’en a décidément pas fini avec son histoire tumultueuse.

Découverte poignante de la prison de Robben Island, où Nelson Mandela purgea 18 ans de ses 27 années totales  d’emprisonnement. 18 années où sa tâche quotidienne consista à casser du calcaire en plein soleil, ébloui par la blancheur de la pierre, ce qui abîmera considérablement la vue de Madiba, qui passera le reste de sa vie à plisser les yeux. La visite est assurée par un ancien activiste politique qui fut lui aussi prisonnier de ce lieu, où l’on enfermait les noirs, les métis et les indiens. Où on les traitait différemment pour créer des tensions. Diviser pour mieux régner. La sombre histoire de l’humanité finalement.

« J’avais une ferme en Afrique… »

Pour finir en beauté, déambulation au coeur d’un petit paradis, Babylonstoren. Entre Stellenbosch et Franschhoek, dans la région des vignobles du cap occidental, ce domaine viticole est aussi un potager géant produisant des fruits, des légumes et de l’huile d’olive. Cette ferme, dont les bâtiments historiques sont de style typiquement Cape Dutch, est un délice pour se balader et se perdre dans la végétation et les recoins ombragés du jardin.

Un must !

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Ilha de Mozambique & plage de rêve, l’Afrique enchantée

 

Bemvenido o Moçambique !

Située sur le littoral oriental de l’Afrique, face à l’océan indien, le Mozambique est une ancienne colonie portugaise devenue indépendante en 1975.
Assez méconnue, cette perle lusophone a été abîmée par une guerre civile qui a fait rage durant seize ans, jusqu’en 1992. Le pays panse toujours ses plaies. C’est l’un des plus pauvres au monde. Mais sa beauté, son authenticité et la gentillesse de ses habitants en font une terre riche.

Ilha de Mozambique

17 000 personnes vivent sur l’île reliée au continent par une route étroite – 1 000 seulement dans la partie historique. Les vestiges des bâtisses coloniales de Ilha de Mozambique – classée au patrimoine de l’UNESCO – évoquent Cuba, Saint-Domingue, le Brésil, ses plages sublimes et sauvages aux incroyables dégradés de bleu turquoise rappellent Zanzibar. Et pourtant, cette île est unique. Flamboyante capitale au temps du commerces des épices, on y faisait halte pour échanger or et ivoire, et les esclaves. Carrefour de civilisations bantoues, arabes, indiennes et européennes, ses rues pavées et colorées invitent à l’errance. Partout ses enfants nous suivent, nous parlent. Nous échangeons avec eux en espéranto. C’est bon enfant, on marche, on marche ! Le samedi de notre arrivée, c’est la fête au village. Concert et étals de nourriture animent la rue, c’est joyeux et chamarré. La vie !

 

 

Le lodge du récif corallien

Après Ilha, cap sur la plage ! Julianne s’initie au snorkelling. Dans la lagune, on voit des rascasses, des barracudas, des poissons papillons, des poissons perroquets et les poissons du monde de Nemo. Tous les jours nous nous régalons de poissons, fruits de mer (crevettes, mangoustes, crabes, en veux-tu en voilà). Le chef est un dieu de la cuisine. Regardez près de chez vous, toutes les crevettes que l’on mange viennent du Mozambique. Chaque jour, la mer déverse sur le sable des coquillages magnifiques dont les cauris que je chéris tant, utilisés comme monnaie il y a bien longtemps. Les enfants aiment ce vent de liberté, les fous rires avec les copains, les histoires racontées à n’en plus finir, Zazou, le bébé singe tellement chou, la découverte du jeu traditionnel M’Bélé (qui rappelle l’awélé). Et nous siroter la caïpirinha du soir dans l’air encore chaud, admirer la danse et le chant traditionnels des femmes du village. Profiter. Se reposer. Être dépaysé.
Si ce n’était la fastidieuse procédure pour l’obtention du visa à l’aéroport (c’est loooong ! #thisisafrica), on y retournerait bien même le temps d’un weekend !

 

 

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