Archives de Catégorie: Par ici…

Voyage immobile #2

Poster un petit dessin de rien avec des photos du passé, j’ai hésité à le faire. Cela est bien futile en ces temps si particuliers. Mais s’il ne nous reste que l’angoisse, autant mettre tout de suite la clé sous la porte. Et puis la futilité finalement devient nécessaire. Alors voilà, je continue et puis peut-être que certains s’arrêteront un peu au détour de ce chemin de traverse à la recherche d’un bout de conversation au bout du monde. D’autres passeront leur chemin. Et ce n’est pas grave.

Ici c’est Oman et ses fabuleux wadis (des oueds asséchés) au coeur des canyons, où l’on peut se baigner seul au monde (confinement VIP) sans risque de croiser un crocodile – ou pire, un car de touristes. La partie orientale d’Oman est aussi celle qui abrite les dunes orangées des Wahiba Sands, des kilomètres de plage sauvage le long de la mer d’Oman. Et ce camp, au milieu des dunes, l’endroit parfait pour voyager au temps de Sinbad et des 1001 nuits. Oman, ce joyau.

Tagué , , , , , , , , ,

Et découvrir le voyage immobile…

À l’heure où nous devons réapprendre à nous réjouir du quotidien et à voir les belles choses dans les petites, voyager immobile est une promesse d’ailleurs : en replongeant dans nos boîtes à souvenirs, en triant nos photos, on élargit notre ligne d’horizon (en laissant de côté au passage les cours de proportionnalité niveau collège, merci bien).
Cette ligne sur laquelle nous reverrons tous un jour de nos yeux le soleil se lever et briller haut pour des lendemains meilleurs. Aujourd’hui on ne bouge pas, le destin nous fige mais c’est en attendant l’élan qui reviendra plus fort après.
Ma petite avatar est très forte pour utiliser à la fois le retourneur de temps de Harry Potter et la DeLorean de Doc et m’envoyer illico presto dans des endroits qui ne riment pas avec confinement. Où le monde est plein de beauté et de bonté, et mes souvenirs intacts.
Première escale : le Marakale National Park en Afrique du Sud. Un parc au panorama rougeoyant, abritant les plus grands animaux d’Afrique, une montagne majestueuse surplombant une pièce d’eau où antilopes et éléphants viennent se rafraîchir.
Tout compte fait, malgré la frayeur éléphantesque, il n’était pas si mal ce confinement dans la tente de brousse.
Tagué , , , , ,

Out of Africa in Burgundy

Chez Marleen et Robby, on s’y croirait : des tentes en toile kaki aux lits baldaquins en passant par le mobilier rustique et la touche wild des objets déco, tout est fait pour rappeler l’Afrique, chère à leur coeur.

Ce couple belgo-néerlandais s’est rencontré dans le parc du Serengeti en Tanzanie et depuis presque dix ans vit dans son gîte en Bourgogne, en alternance avec l’Afrique où il se rend chaque année pendant plusieurs mois pour le plaisir du voyage et de la photographie.

C’était le lieu parfait pour fêter les 70 ans d’une femme au grand coeur, ma mère ! Elle qui a pris goût au voyage sur le tard et qui aurait bien refait une petite échappée belle au pays des Big Five. Les tentes de Kimaro Farmhouse furent donc le lieu parfait pour revivre, le temps d’un week-end, l’ambiance de la brousse, sans fauves ni ciel de feu mais en bonne compagnie, un braai et une Renault 4L… seule concession à la French Touch.

Tagué , , , , , , , , ,

Avril, découvre-toi d’un fil

Au Puy-du-Fou, comme au cinéma

Depuis le temps que l’on entendait parler de ce parc vendéen ! C’est vrai, il est grandiose et on est face à des décors sublimes comme au cinéma.

C’est l’aventure en immersion totale : que l’on embarque sur l’un des navires de l’explorateur La Pérouse en 1785 pour prendre le large et affronter les mers inconnues, et vivre et prendre part aux grandes découvertes, du Cap Horn à l’Alaska, essuie (au sens propre !) de redoutables tempêtes fatales au bateau et à l’expédition, que l’on soit spectateur gaulois dans les gradins du stadium vibrant aux Jeux du Cirque sous les yeux du gouverneur romain ou tremblant devant l’attaque des terribles guerriers du Nord, les féroces vikings surgissant de leurs drakkars pour piller les villages, le spectacle est magique, bien huilé et les effets spéciaux impressionnants.

Plongé au cœur de l’hiver 1916, dans une tranchée enneigée, à la rencontre de soldats héroïques – les fumées envahissent les galeries, le sol tremble à chaque nouvelle explosion, les alarmes retentissent… le parc permet de réviser (légèrement) l’histoire de France de façon captivante. Et franchement, même pas besoin d’être accompagné d’enfants pour visiter ce parc assez exceptionnel.

C’était beau et aussi unique parce qu’on y a revu les copains sud-africains, laissés au Lycée Jules Verne l’année dernière, mais rentrés en France depuis comme nous. Chaleureuses retrouvailles !

 

Le weekend suivant, on a mis le cap vers le Sud.

En Provence, au pays des couleurs

Ce n’était pas encore le temps des chants des cigales mais ni celui des flots de touristes qui prennent d’assaut les villages du Luberon l’été. Donc c’était bien. De faire découvrir aux enfants les beautés de cette région qui me plaît énormément. De fouler les ocres de Roussillon et de Rustrel – surnommé le Colorado Provençal en référence au Grand Canyon américain. Pieds nus dans la terre rouge. Ces paysages aux couleurs flamboyantes et au relief tourmenté offrent une palette de couleurs exceptionnelle… et sont très photogéniques.

De sillonner les routes qui serpentent l’arrière-pays, traverser les villages et leur place ombragée par les platanes, leur montrer les belles atmosphères de Gordes (les Anglais n’ont pas encore totalement déserté le lieu), Fontaine-de-Vaucluse, L’Isle-sur-la-Sorgue – où l’on reverra Lily jolie -, Oppède-le-Vieux, Maubec – le temps d’une pizza en terrasse qui rappelle la taverne grecque…

Un avant-goût d’été et le temps qui coule. Bref, des vacances.

On a même eu droit à un coucher de soleil digne d’Afrique du Sud.

 

Tagué , , , , , , , , , ,

London calling

 

Pour fêter la dizaine de notre queen Julianne, nous avons roulé sous l’eau.

Elle voulait nager avec les dauphins, c’était moins pratique que de filer à Londres en 2h15. Et puis l’Angleterre, si proche, si lointaine, en Europe et pourtant tellement ailleurs, est une promesse de dépaysement. Ce n’est pas en France que les gens vous tiennent la porte ou laissent leur place dans le métro. Bien sûr, s’agissant d’une première fois pour nos George et Charlotte à nous, nous avons privilégié les incontournables, ceux du centre, et en avant les clichés : après avoir pris 42 photos de cabines téléphoniques, on s’est lassé et avons jeté notre dévolu sur les perrons et les murs colorés de Notting Hill. Après avoir vu Big Ben sous lifting, en bus rouge et être descendu à Picaddilly Circus, nos pardessus de touristes et nous-mêmes sommes allés admirer les étals de Fortnum & Mason, pensant que l’on pourrait boire un thé sans être à découvert. C’était mal connaître l’endroit. À la place on s’est rabattu sur quelque chose de bien plus sympa, abordable et convivial : le pub. Et ce n’était même pas un second choix. Ceux qui me connaissent n’ignorent rien de ma passion pour la purée. À nous la saucisse dans la sauce gravy, la pinte qui titille la prostate dans un décor tout en bois et papier peint William Morris, avec à la table voisine la bande des Peaky Blinders.

On a marché, marché, Joseph a échafaudé un plan pour s’installer ici dès que possible et rêvé devant les trésors d’Harry Potter de la boutique de King’s Cross, Julianne a rêvé devant les rayons de Liberty et les bijoux de la couronne. Buckingham Palace leur a tapé dans l’oeil, le Tower Bridge aussi.

Redécouvrir cette ville vivante et exubérante sous le soleil fut réjouissant. Je n’aime rien de plus au monde que de sillonner de nouveaux endroits en compagnie de ces trois-là.

Longue vie aux clichés !

Tagué , , , , , , ,
%d blogueurs aiment cette page :