Archives de Tag: afrikaner

Faudra tif hair !

 

Comment un pays si créatif architecturalement (j’habiterais volontiers dans la moitié des restaurants et boutiques de la ville) peut-il égratigner nos oreilles musicalement et engendrer de tels désastres vestimentaires et capillaires ?

L’Afrique du Sud, c’est une certaine idée de la mode et un pays parfait pour les nostalgiques (je ne fais même pas référence à un régime politique nauséabond). Je parle de celles/ceux – dont j’étais parfois – qui portaient à l’époque de Joe le Taxi et des déodorants Narta des jeans neiges, des bombers Chevignon, des tee-shirts Fruit of the loom, des caleçons-pantacourts, des sweats floqués, des manches chauve-souris. Je parle de celles/ceux qui trouvaient que Buzy (Body body physcial, sex&rock&roll), Joan Jett, Nena (Neunundneunzig Luftballons) et Jeanne Mas réunies avaient un look capillaire génial. Je parle de celles/ceux pour qui le combo khôl bleu-rouge à lèvre fuchsia-ongles carrés d’Abby Ewing étaient le summum de la classe à Dallas. Bienvenue dans une certaine idée de l’Afrique blanche, bienvenue en 1987.

Et quand ces mastodontes ne sont pas mal habillés, ils ne sont pas habillés du tout. Quelle est cette habitude d’être pieds nus au supermarché, dans la rue, dans la cour de l’école ? Johannesburg n’est pas le terrain de jeux des plages de la Wild Coast, mais pleine de goudron recouvert de particules fines de pollution et de papiers gras. Une ville !  On dit que ce serait une façon pour les Blancs de revendiquer leur « africanité ». En tout cas, ils ne montent pas en grade sur l’échelle de l’élégance.

L’avantage est qu’à ce rythme -là, ici la panoplie claquettes-chaussettes ne sera hype qu’en 2040. Enfin,une bonne nouvelle.

 

 

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La nuit je n’aime personne, je dors

 

Quelqu’un peut-il m’expliquer ce qui fait des Afrikaners des durs au mal ?

Des gens qui n’hésitent pas à faire du sport à la force du poignet – retourner 17 kg de boerwors (saucisses du crû) chaque semaine sur des charbons ardents est du boulot – ET à expier le gras emmagasiné le week-end dès le lundi matin 5h du matin dans l’une des salles de sport qui essaiment toute la banlieue de Johannesburg. Lieu dont le pic de fréquentation est, roulement de tambours, de 5:30 à 6:30. L’heure à laquelle – avant de venir vivre dans ce pays – je ne me levais qu’accidentellement (ou, éventuellement, pour prendre un avion). 

Des gens qui mettent DE LEUR PLEIN GRÉ leur réveil à 4:30 pour aller soulever de la fonte, faire des entrechats ou plonger dans l’eau chlorée avant le lever du jour et d’enquiller 1h30 de bagnole + une journée de boulot auraient-ils quelque chose à se faire pardonner ?

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