Archives de Tag: afrique du sud

Et découvrir le voyage immobile…

À l’heure où nous devons réapprendre à nous réjouir du quotidien et à voir les belles choses dans les petites, voyager immobile est une promesse d’ailleurs : en replongeant dans nos boîtes à souvenirs, en triant nos photos, on élargit notre ligne d’horizon (en laissant de côté au passage les cours de proportionnalité niveau collège, merci bien).
Cette ligne sur laquelle nous reverrons tous un jour de nos yeux le soleil se lever et briller haut pour des lendemains meilleurs. Aujourd’hui on ne bouge pas, le destin nous fige mais c’est en attendant l’élan qui reviendra plus fort après.
Ma petite avatar est très forte pour utiliser à la fois le retourneur de temps de Harry Potter et la DeLorean de Doc et m’envoyer illico presto dans des endroits qui ne riment pas avec confinement. Où le monde est plein de beauté et de bonté, et mes souvenirs intacts.
Première escale : le Marakale National Park en Afrique du Sud. Un parc au panorama rougeoyant, abritant les plus grands animaux d’Afrique, une montagne majestueuse surplombant une pièce d’eau où antilopes et éléphants viennent se rafraîchir.
Tout compte fait, malgré la frayeur éléphantesque, il n’était pas si mal ce confinement dans la tente de brousse.
Tagué , , , , ,

Avril, découvre-toi d’un fil

Au Puy-du-Fou, comme au cinéma

Depuis le temps que l’on entendait parler de ce parc vendéen ! C’est vrai, il est grandiose et on est face à des décors sublimes comme au cinéma.

C’est l’aventure en immersion totale : que l’on embarque sur l’un des navires de l’explorateur La Pérouse en 1785 pour prendre le large et affronter les mers inconnues, et vivre et prendre part aux grandes découvertes, du Cap Horn à l’Alaska, essuie (au sens propre !) de redoutables tempêtes fatales au bateau et à l’expédition, que l’on soit spectateur gaulois dans les gradins du stadium vibrant aux Jeux du Cirque sous les yeux du gouverneur romain ou tremblant devant l’attaque des terribles guerriers du Nord, les féroces vikings surgissant de leurs drakkars pour piller les villages, le spectacle est magique, bien huilé et les effets spéciaux impressionnants.

Plongé au cœur de l’hiver 1916, dans une tranchée enneigée, à la rencontre de soldats héroïques – les fumées envahissent les galeries, le sol tremble à chaque nouvelle explosion, les alarmes retentissent… le parc permet de réviser (légèrement) l’histoire de France de façon captivante. Et franchement, même pas besoin d’être accompagné d’enfants pour visiter ce parc assez exceptionnel.

C’était beau et aussi unique parce qu’on y a revu les copains sud-africains, laissés au Lycée Jules Verne l’année dernière, mais rentrés en France depuis comme nous. Chaleureuses retrouvailles !

 

Le weekend suivant, on a mis le cap vers le Sud.

En Provence, au pays des couleurs

Ce n’était pas encore le temps des chants des cigales mais ni celui des flots de touristes qui prennent d’assaut les villages du Luberon l’été. Donc c’était bien. De faire découvrir aux enfants les beautés de cette région qui me plaît énormément. De fouler les ocres de Roussillon et de Rustrel – surnommé le Colorado Provençal en référence au Grand Canyon américain. Pieds nus dans la terre rouge. Ces paysages aux couleurs flamboyantes et au relief tourmenté offrent une palette de couleurs exceptionnelle… et sont très photogéniques.

De sillonner les routes qui serpentent l’arrière-pays, traverser les villages et leur place ombragée par les platanes, leur montrer les belles atmosphères de Gordes (les Anglais n’ont pas encore totalement déserté le lieu), Fontaine-de-Vaucluse, L’Isle-sur-la-Sorgue – où l’on reverra Lily jolie -, Oppède-le-Vieux, Maubec – le temps d’une pizza en terrasse qui rappelle la taverne grecque…

Un avant-goût d’été et le temps qui coule. Bref, des vacances.

On a même eu droit à un coucher de soleil digne d’Afrique du Sud.

 

Tagué , , , , , , , , , ,

Siyobonga, South Africa !

 

Partir…

et ne plus se lever avec la lumière radieuse, se pâmer quotidiennement devant des couchers de soleil hors du commun, pister les animaux dans la brousse, entendre les gazouillis enchanteurs d’oiseaux exotiques devenus familiers, écouter Saba Kufa à la radio, sourire à la vendeuse de balais au feu rouge, suivre les bakkies chargés de travailleurs, entendre parler 13 langues, faire de plan sur la comète pour les prochaines vacances africaines, manger chez Tasha’s, chiner chez Amatuli, sentir l’odeur du feu de bois, s’asseoir autour du boma, fouler la terre rouge. Laisser derrière soi les amis. Et ne plus être ailleurs, tout simplement.

J’ai rêvé longtemps de l’Afrique. Elle a pu quelquefois me désarçonner mais je n’ai jamais sous-estimé sa magie.

#fermerlaparenthèse #findenotrevieinternationale #timetomoveon

 

Tagué , , , , , , , , , , ,

Escapade à Cape Town

Avant de mettre des milliers de kilomètres entre l’Afrique du Sud et nous, un dernier détour par Le Cap, la première destination découverte en arrivant en 2016, la dernière à fouler en 2018. Celle qui est semblable à la Californie à bien des égards – le surf, la healthy food, les grands espaces au bord de la mer, les maisons surplombant la plage, le climat. Celle que l’on peut arpenter à pied, qui est créative et si belle, enclavée dans la montagne. Mais où la mixité fait défaut. C’est riche, mais une fois encore, la misère se concentre sur les classes noires. L’Afrique du Sud n’en a décidément pas fini avec son histoire tumultueuse.

Découverte poignante de la prison de Robben Island, où Nelson Mandela purgea 18 ans de ses 27 années totales  d’emprisonnement. 18 années où sa tâche quotidienne consista à casser du calcaire en plein soleil, ébloui par la blancheur de la pierre, ce qui abîmera considérablement la vue de Madiba, qui passera le reste de sa vie à plisser les yeux. La visite est assurée par un ancien activiste politique qui fut lui aussi prisonnier de ce lieu, où l’on enfermait les noirs, les métis et les indiens. Où on les traitait différemment pour créer des tensions. Diviser pour mieux régner. La sombre histoire de l’humanité finalement.

« J’avais une ferme en Afrique… »

Pour finir en beauté, déambulation au coeur d’un petit paradis, Babylonstoren. Entre Stellenbosch et Franschhoek, dans la région des vignobles du cap occidental, ce domaine viticole est aussi un potager géant produisant des fruits, des légumes et de l’huile d’olive. Cette ferme, dont les bâtiments historiques sont de style typiquement Cape Dutch, est un délice pour se balader et se perdre dans la végétation et les recoins ombragés du jardin.

Un must !

Tagué , , , , , , , , , , , , ,

Kruger National Park

 

Le parc le plus connu d’Afrique du Sud, l’un des plus célèbres au monde… presque mythique ! En 1898, pour préserver la nature sauvage de la région, Paul Kruger, fraîchement élu président du Transvaal, décide de créer une réserve gouvernementale dans la région de la rivière Sabie. Long de 350 km pour 60 km de large, il comporte 2 500 km de routes et pistes. De quoi l’arpenter pendant des jours. C’est bien ce qu’il faut faire pour espérer voir les animaux en pagaille, car – c’est là le paradoxe – le parc est tellement grand que les bêtes ne se montrent pas à tous les coups. Il est facile d’être loin des routes et cachés dans le bush ou les paysages de savane. Pourtant, il y a du nombre ! 500 variétés d’oiseaux, 110 sortes de reptiles, 150 espèces de mammifères dont les fameux Big 5. Environ 37 000 buffles, 14 000 éléphants, 1 700 lions, 1 000 léopards. Le léopard, ce fantasme, seule raison qui motive encore mes enfants à faire des safaris. Donc nous n’aurons pas vu d’éléphants par milliers, des troupeaux de buffles ou des hordes de zèbres, mais des animaux plus inhabituels, comme la tortue léopard, les hyènes (je n’en avais jamais vues en Afrique du Sud) – dont celle dévorant un reste d’impala (d’une fraîcheur douteuse à en juger par l’odeur) sous les yeux du léopard spolié caché dans les fourrés, des babouins batifolant devant les girafes, des vautours, des calaos à bec jaune (Zazou, pour les fans du Roi Lion), des aigles, un martin-pêcheur pie, des chacals, un jabiru africain, des pintades de Numidie, un hibou planté sur la route lors du game drive nocturne…

L’intérêt résidait aussi dans les paysages, la terre chaude africaine, rouge, écrasée par 35 degrés, les camps faits de rondavels au toit de chaume, en adéquation avec la nature : Olifants est considéré comme le plus beau rest camp de par sa situation exceptionnelle en aplomb au-dessus de la rivière, Skukuza est plus fréquenté, dans le sud que l’on dit plus abondant en terme de faune. Leurs petits bungalows qui ne sont pas de première jeunesse mais font le job sont très prisés des Sud-Africains et dotés de terrasse, de coin cuisine basique mais ont tous un barbecue. CQFD.

En ressortant du parc, après quatre jours sur les routes, retour à une autre réalité : celles des villes africaines faites de bric et de broc, celles qui n’offrent aucune mixité raciale, seulement la vie au jour le jour de 80% de la population. L’Afrique du Sud, le pays du grand écart.

Tagué , , , , , , , , , , , , , ,
%d blogueurs aiment cette page :