Archives de Tag: big five

Out of Africa in Burgundy

Chez Marleen et Robby, on s’y croirait : des tentes en toile kaki aux lits baldaquins en passant par le mobilier rustique et la touche wild des objets déco, tout est fait pour rappeler l’Afrique, chère à leur coeur.

Ce couple belgo-néerlandais s’est rencontré dans le parc du Serengeti en Tanzanie et depuis presque dix ans vit dans son gîte en Bourgogne, en alternance avec l’Afrique où il se rend chaque année pendant plusieurs mois pour le plaisir du voyage et de la photographie.

C’était le lieu parfait pour fêter les 70 ans d’une femme au grand coeur, ma mère ! Elle qui a pris goût au voyage sur le tard et qui aurait bien refait une petite échappée belle au pays des Big Five. Les tentes de Kimaro Farmhouse furent donc le lieu parfait pour revivre, le temps d’un week-end, l’ambiance de la brousse, sans fauves ni ciel de feu mais en bonne compagnie, un braai et une Renault 4L… seule concession à la French Touch.

Tagué , , , , , , , , ,

Un éléphant, ça trompe énormément

 

Parfois, la nature et la vie sauvage se rappellent à nous. Non, faire un safari n’est pas la même chose que visiter un zoo. Lorsqu’après quatre heures de route, nous sommes enfin arrivés au Marakele National Park, nous avons expérimenté le grand frisson.
*
Au volant de ma voiture pour parcourir les 17 km qui séparent l’entrée du parc de notre camp, Tlopi Tented Camp, j’étais détendue dans la partie du parc qui n’abrite que les herbivores. Sont cools, ceux-là ! Ensuite, deuxième entrée à franchir après avoir actionné l’ouverture d’un portail électrifié (Jurassic Park style), pour pénétrer dans la partie Big 5. Me disant : « le truc que je n’aimerais pas, c’est tomber sur un éléphant. » Bingo !
*
En voilà deux gros spécimens au milieu de la route, à moins de 100 mètres de nous. Mon sang ne fait qu’un tour. Tu te demandes en 3 secondes quoi faire : attendre qu’ils s’enfoncent dans les buissons du bas-côté et s’éloignent gentiment ou reculer parce qu’ils continuent leur chemin vers nous ? Rebrousser chemin s’impose : l’un des deux était visiblement contrarié par notre présence, et je ne suis pas sûre que son battement d’oreilles n’était que pour s’aérer. Donc, plein gaz sur la marche arrière, et là mon amie me dit :  » Attention, il y en a un autre derrière ! Il est énoooorme !  »  Donc, le coeur battant à 200 pulsations par minute, on patiente et les deux finissent par dégager le passage. On file, encore 4 km avant d’arriver au camp. Le chemin d’accès final est bien étroit (ouille, ce serait mieux de ne pas revoir Babar ici, et tiens ! la bouse à droite est bien fraîche, pensais-je négligemment). Nous voilà devant nos tentes, Cormoran et Heron, et sa vue imprenable.
*
Ambiance de la brousse avec les grandes tentes en toile kaki et bois tout confort. Il était temps de sortir les bagages (jumelles et victuailles) pour préparer l’apéro et boire un verre pour célébrer la beauté du lieu – et nous remettre de nos émotions. Et là ! Un comité d’accueil hors du commun : un éléphant à la taille gigantesque broutait tranquillement devant la tente des amis.
Fascinant quelques instants, puis trouillomètre en ébullition : la bête ne part pas, s’approche, réagit au son de nos pas qui font craquer le parquet de la tente (oui, à ce stade, nous sommes plusieurs à nous replier à l’abri). Mon fils me dit : « On ne reviendra plus jamais ! Je me convertis pour prier » et encore « maman, tu diras que mes derniers mots sont « Je n’aime pas l’école ! ».
Le pachyderme finit par disparaître derrière la tente, mais il n’échappa pas pour autant à notre vue et vigilance : son arête dorsale était visible derrière la moustiquaire de la salle de bains de la tente dans laquelle nous étions réfugiés lorsqu’il entreprit de nous quitter en frôlant en douceur notre voiture. Un éléphant dans un magasin de porcelaine !
Bref, une arrivée mémorable, exceptionnelle dixit un ranger, pour profiter d’un endroit époustouflant de beauté et intemporel.
*

Africa for ever !

*
*
*
*
*
*
*
*
*
Tagué , , , , , , , , , , , , , ,

Sawu bona, Zululand !

 

L’océan indien, un estuaire sauvage peuplé de crocodiles et hippopotames, des champs de bataille des guerres anglo-zouloues menées par le célèbre Shaka Zulu… Cap sur le KwaZulu Natal, situé au sud du Swaziland et du Mozambique.

Ce bout de côte sauvage fut découvert en 1497 par l’explorateur portugais Vasco de Gama. Mais l’âme de cette région est zouloue. Deuxième province la plus peuplée du pays (dix millions d’habitants, dont 80% parlent l’isiZulu comme langue maternelle), le KZN – pour les intimes – offre des paysages grandioses et sauvages à couper le souffle. On se croirait dans l’Ouest américain, dans l’outback australien, n’importe où où la nature est phénoménale et l’homme minuscule.

Ode au rhinocéros en terre zouloue

La plaine qui s’étend sur la cote nord-est du Maputaland (la région qui forme la pointe au nord-ouest du KZN) abrite plusieurs réserves, dont celle de Hluhluwe-Imfolozi.
C’est le plus vieux parc d’Afrique du Sud. Fondé en 1895, il était la réserve de chasse des princes zoulous. Un immense espace protégé, avec des collines couvertes de savane. Le rhinocéros blanc est son emblème : menacé d’extinction il y a cent ans, il a été réintroduit dans le parc dans les années 1960 grâce à la politique de sauvegarde et de protection de la nature menée par les autorités du parc.
Tous les Big Five y logent, mais un tas d’autres animaux défilent sous nos yeux, viennent sur le pas de la porte : nyalas, phacochères et babouins… L’un de ces intrépides entrera même dans le salon ! Cette réserve nous a enchantés, par son silence (nul besoin d’être en game drive pour voir les animaux et sentir l’environnement sauvage), et l’immersion totale qu’elle offre dans la nature. Moins fréquenté que le fameux Kruger ou les parcs plus proches de Johannesburg, on s’est un peu sentis seuls au monde. Et ce n’était que le début…
Côté logement, l’avantage du Mpila Camp est son ouverture sur l’extérieur et le fait qu’il ne soit pas grillagé, par contre il ne faut pas être regardant sur la date de création des sanitaires et de la cuisine. Je pense qu’ils n’ont pas été rénovés depuis la mort de Shaka.

 

De l’eau, de l’eau, de l’eau

Le lac St Lucia, dans l’iSimangaliso Wetland Park, classé au patrimoine de l’Unesco, possède la plus importante population d’hippos et de crocodiles du Nil du pays, observables à loisir lors d’une excursion en bateau, le tout sur un fond sonore à faire pâlir d’envie un ornithologue : l’estuaire héberge en effet une myriade d’oiseaux aquatiques.
Le nom de St Lucia remonte à l’époque où les marins portugais naviguaient entre Lisbonne et Goa (Inde). Promesse d’un dépaysement à la touche tropicale… Déjà, revoir la mer, l’océan, dégage une atmosphère différente, vacancière, impression appuyée par la topographie de la ville : des rues calmes, des petites maisons éparpillées dans la verdure, une rue principale – McKenzie Street – animée par des restaurants et bars. Une étape bien cool… mais gare aux hippos qui déambulent la nuit venue dans les rues. Prudence, l’animal n’est pas connu pour son bon caractère.

Wild Wild West

Ithala, là où la girafe règne en maître ! Enclavée dans des collines rocheuses et au relief accidenté, elle peut faire penser à l’Ouest américain (la fille en manque…). Paysages grandioses, plaines immenses dégagées, peu de monde (pour ainsi dire nous étions seuls à l’hôtel – le superbe Ntshondwe Resort)… C’était un peu notre trip Into the wild (mais attention ! avec un verre de Shiraz le soir en sus devant le coucher de soleil). Paradis !

La route qui relie Johannesburg au KwaZulu Natal poursuit le voyage. On traverse des patelins – Charlestown, Standerton – qui ressemblent à des villes fantômes délaissées après le déclin de la ruée vers l’or, qui transpirent l’ennui et parfois les reliquats de la vie sous l’apartheid. Encore une des nombreuses facettes de la vie dans ce grand pays.

Tagué , , , , , , , , , , , , , , ,

Bush Break #2

dinokeng1 dinokeng2

Plutôt que de vous parler de comment j’ai dû graisser la patte d’une femme-maquerelle pour faire enregistrer ma voiture auprès des autorités sans faire la queue pendant cinq heures (expérience détestable, ça va de soi), je préfère partager des photos de la jolie réserve du Dinokeng, qui présente des avantages non négligeables : elle est à une heure et quart de route de Johannesburg, est la seule réserve du Gauteng avec les Big Five (Lion, Rhino, Buffle, Éléphant, Léopard), comporte de nombreux lodges dans lesquels déjeuner et profiter de la piscine, offre la possibilité de faire des game drives guidés ou en self-service… le tout sans avoir à débourser le prix d’une nuit sur place.

Une vraie immersion Into the wild à deux pas ou presque de la cité. Recommandé !

Tagué , , , , , , , , ,

Hakuna Matata

Karibu !

« Bienvenue » en langue swahilie. Quel beau symbole que de visiter ce pays, dont la culture swahilie est un mélange d’idiomes bantous et langue arabe. La Tanzanie, comme une transition entre l’Arabie et l’Afrique, entre Dubai que l’on laisse derrière nous et Johannesburg qui nous ouvre ses portes.

Bienvenue dans le berceau de l’humanité, où la nature époustouflante renvoie aux sources de la vie. La vallée du Rift et Lucy, les paysages grandioses immuables depuis des millénaires, une savane immense cramée par le soleil, des animaux libres et sauvages, des acacias, des baobabs…

Visite en beauté d’une nature intacte et indomptable par là !

 

Tagué , , , , , , , ,
%d blogueurs aiment cette page :