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San Francisco, piece of my heart

La ville la plus photogénique du monde, la ville née avec la ruée vers l’or, la ville aux dizaines de collines, la ville de tous mes fantasmes… bienvenue à San Francisco ! Je pense n’avoir jamais été aussi volubile par ici. Mais il y avait tant à dire. Le voyage le long du grand Pacifique, il est raconté en mots et en photos par là.

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If you’re going to San Francisco…

 

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À un autre moment de ma vie (époque Stranger Things), j’ai rêvé de l’American Way of Life. Des posters de la skyline new-yorkaise et du Golden Gate de San Francisco étaient punaisés dans ma chambre. J’aimais regarder Punky Brewster, Madame est servie, Arnold et Willy et La fête à la maison. La Californie me vendait du rêve  : je ne manquais aucun épisode de Riptide, La loi de Los Angeles ou Côte Ouest. Bref, je ne m’imaginais pas vivre ailleurs qu’aux États-Unis une fois adulte. Et c’est pourtant bien loin de l’Amérique que j’ai posé mes valises pendant plusieurs années.

Plus tard, j’ai découvert la culture hippie et la musique des années 60 et 70.
Mon premier voyage au pays des chili cheese fries et des motels se devait d’être à la hauteur, porteur de mes rêves et de de mes clichés. Il eut lieu il y a vingt ans tout rond à San Francisco. Comme les chercheurs de la ruée vers l’or, j’ai découvert une pépite. L’or était dans mon coeur et au-dessus du Golden Gate Bridge. Ce fut  le début de mon histoire d’amour avec cette ville, que j’ai pu voir et revoir, et retrouver les yeux embués à chaque fois. Les rêves ont parfois la vie dure.
Dans quelques jours, je m’envolerai à nouveau vers ce lieu archi photogénique au souvenir toujours vivace. Et pendant que @desertbushman travaillera, je redécouvrirai la City by the Bay sans Francisco.
Croyez-moi, vous allez en entendre parler. Ce seront mes chroniques de San Francisco.
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Avril, découvre-toi d’un fil

Au Puy-du-Fou, comme au cinéma

Depuis le temps que l’on entendait parler de ce parc vendéen ! C’est vrai, il est grandiose et on est face à des décors sublimes comme au cinéma.

C’est l’aventure en immersion totale : que l’on embarque sur l’un des navires de l’explorateur La Pérouse en 1785 pour prendre le large et affronter les mers inconnues, et vivre et prendre part aux grandes découvertes, du Cap Horn à l’Alaska, essuie (au sens propre !) de redoutables tempêtes fatales au bateau et à l’expédition, que l’on soit spectateur gaulois dans les gradins du stadium vibrant aux Jeux du Cirque sous les yeux du gouverneur romain ou tremblant devant l’attaque des terribles guerriers du Nord, les féroces vikings surgissant de leurs drakkars pour piller les villages, le spectacle est magique, bien huilé et les effets spéciaux impressionnants.

Plongé au cœur de l’hiver 1916, dans une tranchée enneigée, à la rencontre de soldats héroïques – les fumées envahissent les galeries, le sol tremble à chaque nouvelle explosion, les alarmes retentissent… le parc permet de réviser (légèrement) l’histoire de France de façon captivante. Et franchement, même pas besoin d’être accompagné d’enfants pour visiter ce parc assez exceptionnel.

C’était beau et aussi unique parce qu’on y a revu les copains sud-africains, laissés au Lycée Jules Verne l’année dernière, mais rentrés en France depuis comme nous. Chaleureuses retrouvailles !

 

Le weekend suivant, on a mis le cap vers le Sud.

En Provence, au pays des couleurs

Ce n’était pas encore le temps des chants des cigales mais ni celui des flots de touristes qui prennent d’assaut les villages du Luberon l’été. Donc c’était bien. De faire découvrir aux enfants les beautés de cette région qui me plaît énormément. De fouler les ocres de Roussillon et de Rustrel – surnommé le Colorado Provençal en référence au Grand Canyon américain. Pieds nus dans la terre rouge. Ces paysages aux couleurs flamboyantes et au relief tourmenté offrent une palette de couleurs exceptionnelle… et sont très photogéniques.

De sillonner les routes qui serpentent l’arrière-pays, traverser les villages et leur place ombragée par les platanes, leur montrer les belles atmosphères de Gordes (les Anglais n’ont pas encore totalement déserté le lieu), Fontaine-de-Vaucluse, L’Isle-sur-la-Sorgue – où l’on reverra Lily jolie -, Oppède-le-Vieux, Maubec – le temps d’une pizza en terrasse qui rappelle la taverne grecque…

Un avant-goût d’été et le temps qui coule. Bref, des vacances.

On a même eu droit à un coucher de soleil digne d’Afrique du Sud.

 

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Dubai, à la recherche du temps perdu

 

 

Au pays de l’or noir

Revoir Dubai… Ce connu qui s’éloigne. Tenter de ramener du passé dans le présent. Et donc (re)voir et (re)faire ce qui était un peu de notre quotidien. Manger chez Johnny Rockets, patiner au Dubai Mall, dresser la tête pour regarder la Burj Khalifa, boire un Lemon & Mint au Bait al Bahar, marcher le long de Kite Beach, se repérer dans les rues numérotées d’Umm Suqeim, acheter chez Spinneys, déjeuner dans un food court, repérer chez Comptoir 102, boire et bavarder entre amies à la Bussola. Comme au bon vieux temps, on a aussi presque vomi dans les taxis et fait des selfies dans les toilettes d’hôtel.

Le temps était mitigé mais ce n’était pas grave. On venait d’Auvergne et on était aussi là pour la chaleur humaine. Quand le soleil donnait, le sentir sur notre peau était formidable. Le gazouillis des petits merles locaux (je suis nulle en ornithologie) et le son du muezzin nous ont replongés dans une sensation perdue. C’était bon.

N’allez pas croire qu’on n’ait fait que manger du moutabal et des pains couverts de zatar, nous avons aussi fait des choses inédites, comme visiter le magnifique Louvre conçu par Jean Nouvel à Abu Dhabi et mis un orteil dans la mer en février. Ou visiter le fort Qasr al Hosn où naquit le père des Émirats, Sheikh Zayed, grâce à Adrienne, notre guide hors pair.

Cela était parfois un brin trop sérieux pour les enfants, mais le temps n’étant pas de notre côté il était hors de question de dépenser un mois de salaire de jardinier dans un parc aquatique.

Bien entendu, nul voyage à Dubai ne pouvait être envisagé sans fouler le sable du désert. Il est là, le véritable or du pays ! C’était magique, comme toujours. À un moment on a même pu écouter le silence. On n’a pas dormi dans les dunes, pour mes amis cela aurait équivalu à dormir dans le bac à légumes du frigo. C’est que la nuit les températures auraient bien chuté à 17 degrés. Je me moque, mais j’ai oublié ce que était que d’avoir froid à Dubai. Car oui, ça arrive ! Et puis j’avoue, c’était bien agréable de n’être dans le désert que pour le meilleur : marcher pieds nus et manger du poulet grillé en sirotant du vin devant un feu ET pouvoir se doucher (ce n’est pas demain la veille que j’achèterai la bougie Feu de bois de Diptyque) et dormir dans un vrai lit.

Allez, je remonte dans la DeLorean. Back to the future.

En attendant la prochaine porte d’embarquement, la porte de l’après, celle qui mène au prochain voyage. La porte d’un autre endroit à vivre et découvrir.

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Au nord, Amsterdam

 

Amsterdam, ce sont des canaux, du hareng, des tulipes, des fumées euphorisantes, des musées de maîtres, la maison d’Anne Frank et le vélo roi de la ville !

Avec ses maisons à pignon, son millier de ponts, à l’heure où le soleil se couche la ville ressemble à un tableau.

En décembre, il fait nuit très tôt (l’heure du goûter devient l’heure du dîner) mais les habitants de la ville ne se calfeutrent pas pour autant : certes ils sont au chaud chez eux mais lumières – douces évidemment – allumées laissant voir leur intérieur inspirant et inspiré sans fausse pudeur. Le ciel étant souvent bas (nous avons eu de la chance avec le temps – traduction : il n’a pas plu), les maisons se révèlent de vrais cocons de douceur et d’élégance scandinave. Déambuler le long des canaux et se faire voyeur l’oeil se baladant dans le cœur des belles maisons à pignon fut l’un de mes grands plaisirs !

Difficile ensuite d’envisager un séjour dans la ville aux 600 000 vélos sans se galber le mollet nous aussi. Je n’étais pas vraiment emballée à l’idée de ce déplacement familial, au vu des remontrances que l’on subissait de la part des locaux dès que l’on ne marchait pas au bon endroit sur la chaussée… routes, trottoirs, pistes cyclables, que de marquages et de codes ! Ce qui m’a confortée dans l’idée que j’ai personnellement plus d’affinités avec le bordel relatif des cultures méditerranéennes (et la sympathie qui va avec) que la rigueur jésuite des gens du Nord. « La règle, c’est la règle ! »

Finalement, enfourcher les vélos fut une riche idée : à vélo, on est les rois ! Prioritaires sur les voitures… et les piétons. CQFD.

Pédaler, le rythme idéal pour découvrir la ville, comme une agglomération de gros villages. Une ville tranquille, sans bruits de moteurs ou presque en son centre. Ce séjour fut aussi l’occasion de revoir les amis chers rencontrés en Afrique du Sud. Double ration de beaux souvenirs. Bref, un séjour doux et dépaysant, à seulement trois heures de Paris.

(En revanche, que ce soit dit, un séjour à Amsterdam ne régalera pas vos papilles si vous êtes gourmand et gourmet. Mais on a bien contribué à augmenter le PNB des Pays-Bas en se délectant de leurs gaufres hollandaises au beurre et au caramel.)

 

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