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Franchir Le Cap

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« LE PLUS BEAU CAP »… dit le navigateur Francis Drake

Une situation géographique exceptionnelle, des plages baignées par deux océans, Atlantique et Indien, une étrange montagne plate, une végétation verdoyante, une histoire multiculturelle – les Portugais y sont passés, les Hollandais y sont restés, des esclaves venus d’Asie, une île (Robben Island) qui abrita le prisonnier le plus célèbre de la planète.

Assurément Cape Town est une ville inscrite dans la grande Histoire.

Et marquée par la volonté d’être cosmopolite, de mélanger les genres, d’afficher la couleur. Ici on est un peu en Europe, en Amérique, en Afrique, en Asie. La ville cultive son côté art de vivre à la cool, bon teint du surfeur qui prend la vague même par grand vent. Pourtant les violents antagonismes qui troublent le pays y sont réels. Ne pas se fier à ses airs chics et nonchalants, la ville n’échappe pas à son lot de détresse humaine. Malgré tout, elle sait séduire. Sa beauté nous perd… ou nous gagne. C’est selon.

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Bo-Kaap (Les hauts du Cap)

Le quartier de Bo-Kaap est un coin tranquille, adossé  à flanc de colline. Peuplé de musulmans venus d’Asie pour fournir la main d’œuvre de l’esclavage à la fin du XVIIè siècle, il s’étage au pied de Signal Hill et offre un arc-en-ciel architectural délicieux pour les yeux.  Les Cape Malays – nom des habitants – résistèrent au régime de l’apartheid et le quartier parvint à imposer son caractère musulman.

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La célèbre montagne s’invite quasiment à votre table si vous dînez dans l’un des restaurants du Waterfront. Le panorama est saisissant, face à cette étrange étendue toute plate mais tout de même haute de 1000 mètres.

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Parachutés ! Voltige dans les airs au-dessus du quartier de Sea Point.

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Sur la côte

En quittant la ville pour la péninsule, on découvre un autre univers. Hout Bay, Noordhoek, Kalk Bay… Celui des petits patelins de bords de mer, des ports de pêche traditionnels, des cahutes où manger du poisson frais et des langoustes (façon Loster Roll à Montauk), des plages sublimes mais où l’eau est au mieux glacée, au pire fréquentée par les requins… Vivifiant !

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Pas si manchot !

À Boulders Beach, on découvre avec délice ce drôle d’oiseau qui ne vole pas. Ce minuscule parc national abrite une colonie de manchots du Cap. Sur la belle plage de sable blanc, on peut se baigner avec eux. Avis aux amateurs !

Ensuite, cap sur le bout de l’Afrique, à une dizaine de kilomètres de là. Mythique que de découvrir la pointe de la péninsule (on est encore à 6000 km du Pôle Sud), le Cape Point où se dresse le phare. Les paysages des plages sauvages sont grandioses et n’ont sans doute pas beaucoup changé depuis l’époque des grandes expéditions.

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Un dernier pour la route

Clore enfin cette première exploration du Cap (il y en aura assurément d’autres) en faisant un saut dans le passé dans la région de Stellenbosch. Fondée en 1679 par le deuxième gouverneur du Cap, Simon Van der Stel, la petite ville conserve encore les traces de son passé. La renommée de la région tient à ses domaines viticoles, importation réussie de pieds de vigne due à l’implantation dans la région de huguenots ayant fui la France à la révocation de l’édit de Nantes au XVIIè siècle. À Franschhoek (« le coin des Français »), trois siècles plus tard, l’épanouissement et la richesse de la région témoignent de la réussite de l’entreprise.

Trinquons pour fêter ça !

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