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Dubai, à la recherche du temps perdu

 

 

Au pays de l’or noir

Revoir Dubai… Ce connu qui s’éloigne. Tenter de ramener du passé dans le présent. Et donc (re)voir et (re)faire ce qui était un peu de notre quotidien. Manger chez Johnny Rockets, patiner au Dubai Mall, dresser la tête pour regarder la Burj Khalifa, boire un Lemon & Mint au Bait al Bahar, marcher le long de Kite Beach, se repérer dans les rues numérotées d’Umm Suqeim, acheter chez Spinneys, déjeuner dans un food court, repérer chez Comptoir 102, boire et bavarder entre amies à la Bussola. Comme au bon vieux temps, on a aussi presque vomi dans les taxis et fait des selfies dans les toilettes d’hôtel.

Le temps était mitigé mais ce n’était pas grave. On venait d’Auvergne et on était aussi là pour la chaleur humaine. Quand le soleil donnait, le sentir sur notre peau était formidable. Le gazouillis des petits merles locaux (je suis nulle en ornithologie) et le son du muezzin nous ont replongés dans une sensation perdue. C’était bon.

N’allez pas croire qu’on n’ait fait que manger du moutabal et des pains couverts de zatar, nous avons aussi fait des choses inédites, comme visiter le magnifique Louvre conçu par Jean Nouvel à Abu Dhabi et mis un orteil dans la mer en février. Ou visiter le fort Qasr al Hosn où naquit le père des Émirats, Sheikh Zayed, grâce à Adrienne, notre guide hors pair.

Cela était parfois un brin trop sérieux pour les enfants, mais le temps n’étant pas de notre côté il était hors de question de dépenser un mois de salaire de jardinier dans un parc aquatique.

Bien entendu, nul voyage à Dubai ne pouvait être envisagé sans fouler le sable du désert. Il est là, le véritable or du pays ! C’était magique, comme toujours. À un moment on a même pu écouter le silence. On n’a pas dormi dans les dunes, pour mes amis cela aurait équivalu à dormir dans le bac à légumes du frigo. C’est que la nuit les températures auraient bien chuté à 17 degrés. Je me moque, mais j’ai oublié ce que était que d’avoir froid à Dubai. Car oui, ça arrive ! Et puis j’avoue, c’était bien agréable de n’être dans le désert que pour le meilleur : marcher pieds nus et manger du poulet grillé en sirotant du vin devant un feu ET pouvoir se doucher (ce n’est pas demain la veille que j’achèterai la bougie Feu de bois de Diptyque) et dormir dans un vrai lit.

Allez, je remonte dans la DeLorean. Back to the future.

En attendant la prochaine porte d’embarquement, la porte de l’après, celle qui mène au prochain voyage. La porte d’un autre endroit à vivre et découvrir.

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Siyobonga, South Africa !

 

Partir…

et ne plus se lever avec la lumière radieuse, se pâmer quotidiennement devant des couchers de soleil hors du commun, pister les animaux dans la brousse, entendre les gazouillis enchanteurs d’oiseaux exotiques devenus familiers, écouter Saba Kufa à la radio, sourire à la vendeuse de balais au feu rouge, suivre les bakkies chargés de travailleurs, entendre parler 13 langues, faire de plan sur la comète pour les prochaines vacances africaines, manger chez Tasha’s, chiner chez Amatuli, sentir l’odeur du feu de bois, s’asseoir autour du boma, fouler la terre rouge. Laisser derrière soi les amis. Et ne plus être ailleurs, tout simplement.

J’ai rêvé longtemps de l’Afrique. Elle a pu quelquefois me désarçonner mais je n’ai jamais sous-estimé sa magie.

#fermerlaparenthèse #findenotrevieinternationale #timetomoveon

 

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Escapade à Cape Town

Avant de mettre des milliers de kilomètres entre l’Afrique du Sud et nous, un dernier détour par Le Cap, la première destination découverte en arrivant en 2016, la dernière à fouler en 2018. Celle qui est semblable à la Californie à bien des égards – le surf, la healthy food, les grands espaces au bord de la mer, les maisons surplombant la plage, le climat. Celle que l’on peut arpenter à pied, qui est créative et si belle, enclavée dans la montagne. Mais où la mixité fait défaut. C’est riche, mais une fois encore, la misère se concentre sur les classes noires. L’Afrique du Sud n’en a décidément pas fini avec son histoire tumultueuse.

Découverte poignante de la prison de Robben Island, où Nelson Mandela purgea 18 ans de ses 27 années totales  d’emprisonnement. 18 années où sa tâche quotidienne consista à casser du calcaire en plein soleil, ébloui par la blancheur de la pierre, ce qui abîmera considérablement la vue de Madiba, qui passera le reste de sa vie à plisser les yeux. La visite est assurée par un ancien activiste politique qui fut lui aussi prisonnier de ce lieu, où l’on enfermait les noirs, les métis et les indiens. Où on les traitait différemment pour créer des tensions. Diviser pour mieux régner. La sombre histoire de l’humanité finalement.

« J’avais une ferme en Afrique… »

Pour finir en beauté, déambulation au coeur d’un petit paradis, Babylonstoren. Entre Stellenbosch et Franschhoek, dans la région des vignobles du cap occidental, ce domaine viticole est aussi un potager géant produisant des fruits, des légumes et de l’huile d’olive. Cette ferme, dont les bâtiments historiques sont de style typiquement Cape Dutch, est un délice pour se balader et se perdre dans la végétation et les recoins ombragés du jardin.

Un must !

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Ilha de Mozambique & plage de rêve, l’Afrique enchantée

 

Bemvenido o Moçambique !

Située sur le littoral oriental de l’Afrique, face à l’océan indien, le Mozambique est une ancienne colonie portugaise devenue indépendante en 1975.
Assez méconnue, cette perle lusophone a été abîmée par une guerre civile qui a fait rage durant seize ans, jusqu’en 1992. Le pays panse toujours ses plaies. C’est l’un des plus pauvres au monde. Mais sa beauté, son authenticité et la gentillesse de ses habitants en font une terre riche.

Ilha de Mozambique

17 000 personnes vivent sur l’île reliée au continent par une route étroite – 1 000 seulement dans la partie historique. Les vestiges des bâtisses coloniales de Ilha de Mozambique – classée au patrimoine de l’UNESCO – évoquent Cuba, Saint-Domingue, le Brésil, ses plages sublimes et sauvages aux incroyables dégradés de bleu turquoise rappellent Zanzibar. Et pourtant, cette île est unique. Flamboyante capitale au temps du commerces des épices, on y faisait halte pour échanger or et ivoire, et les esclaves. Carrefour de civilisations bantoues, arabes, indiennes et européennes, ses rues pavées et colorées invitent à l’errance. Partout ses enfants nous suivent, nous parlent. Nous échangeons avec eux en espéranto. C’est bon enfant, on marche, on marche ! Le samedi de notre arrivée, c’est la fête au village. Concert et étals de nourriture animent la rue, c’est joyeux et chamarré. La vie !

 

 

Le lodge du récif corallien

Après Ilha, cap sur la plage ! Julianne s’initie au snorkelling. Dans la lagune, on voit des rascasses, des barracudas, des poissons papillons, des poissons perroquets et les poissons du monde de Nemo. Tous les jours nous nous régalons de poissons, fruits de mer (crevettes, mangoustes, crabes, en veux-tu en voilà). Le chef est un dieu de la cuisine. Regardez près de chez vous, toutes les crevettes que l’on mange viennent du Mozambique. Chaque jour, la mer déverse sur le sable des coquillages magnifiques dont les cauris que je chéris tant, utilisés comme monnaie il y a bien longtemps. Les enfants aiment ce vent de liberté, les fous rires avec les copains, les histoires racontées à n’en plus finir, Zazou, le bébé singe tellement chou, la découverte du jeu traditionnel M’Bélé (qui rappelle l’awélé). Et nous siroter la caïpirinha du soir dans l’air encore chaud, admirer la danse et le chant traditionnels des femmes du village. Profiter. Se reposer. Être dépaysé.
Si ce n’était la fastidieuse procédure pour l’obtention du visa à l’aéroport (c’est loooong ! #thisisafrica), on y retournerait bien même le temps d’un weekend !

 

 

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Kruger National Park

 

Le parc le plus connu d’Afrique du Sud, l’un des plus célèbres au monde… presque mythique ! En 1898, pour préserver la nature sauvage de la région, Paul Kruger, fraîchement élu président du Transvaal, décide de créer une réserve gouvernementale dans la région de la rivière Sabie. Long de 350 km pour 60 km de large, il comporte 2 500 km de routes et pistes. De quoi l’arpenter pendant des jours. C’est bien ce qu’il faut faire pour espérer voir les animaux en pagaille, car – c’est là le paradoxe – le parc est tellement grand que les bêtes ne se montrent pas à tous les coups. Il est facile d’être loin des routes et cachés dans le bush ou les paysages de savane. Pourtant, il y a du nombre ! 500 variétés d’oiseaux, 110 sortes de reptiles, 150 espèces de mammifères dont les fameux Big 5. Environ 37 000 buffles, 14 000 éléphants, 1 700 lions, 1 000 léopards. Le léopard, ce fantasme, seule raison qui motive encore mes enfants à faire des safaris. Donc nous n’aurons pas vu d’éléphants par milliers, des troupeaux de buffles ou des hordes de zèbres, mais des animaux plus inhabituels, comme la tortue léopard, les hyènes (je n’en avais jamais vues en Afrique du Sud) – dont celle dévorant un reste d’impala (d’une fraîcheur douteuse à en juger par l’odeur) sous les yeux du léopard spolié caché dans les fourrés, des babouins batifolant devant les girafes, des vautours, des calaos à bec jaune (Zazou, pour les fans du Roi Lion), des aigles, un martin-pêcheur pie, des chacals, un jabiru africain, des pintades de Numidie, un hibou planté sur la route lors du game drive nocturne…

L’intérêt résidait aussi dans les paysages, la terre chaude africaine, rouge, écrasée par 35 degrés, les camps faits de rondavels au toit de chaume, en adéquation avec la nature : Olifants est considéré comme le plus beau rest camp de par sa situation exceptionnelle en aplomb au-dessus de la rivière, Skukuza est plus fréquenté, dans le sud que l’on dit plus abondant en terme de faune. Leurs petits bungalows qui ne sont pas de première jeunesse mais font le job sont très prisés des Sud-Africains et dotés de terrasse, de coin cuisine basique mais ont tous un barbecue. CQFD.

En ressortant du parc, après quatre jours sur les routes, retour à une autre réalité : celles des villes africaines faites de bric et de broc, celles qui n’offrent aucune mixité raciale, seulement la vie au jour le jour de 80% de la population. L’Afrique du Sud, le pays du grand écart.

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