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Avril, découvre-toi d’un fil

Au Puy-du-Fou, comme au cinéma

Depuis le temps que l’on entendait parler de ce parc vendéen ! C’est vrai, il est grandiose et on est face à des décors sublimes comme au cinéma.

C’est l’aventure en immersion totale : que l’on embarque sur l’un des navires de l’explorateur La Pérouse en 1785 pour prendre le large et affronter les mers inconnues, et vivre et prendre part aux grandes découvertes, du Cap Horn à l’Alaska, essuie (au sens propre !) de redoutables tempêtes fatales au bateau et à l’expédition, que l’on soit spectateur gaulois dans les gradins du stadium vibrant aux Jeux du Cirque sous les yeux du gouverneur romain ou tremblant devant l’attaque des terribles guerriers du Nord, les féroces vikings surgissant de leurs drakkars pour piller les villages, le spectacle est magique, bien huilé et les effets spéciaux impressionnants.

Plongé au cœur de l’hiver 1916, dans une tranchée enneigée, à la rencontre de soldats héroïques – les fumées envahissent les galeries, le sol tremble à chaque nouvelle explosion, les alarmes retentissent… le parc permet de réviser (légèrement) l’histoire de France de façon captivante. Et franchement, même pas besoin d’être accompagné d’enfants pour visiter ce parc assez exceptionnel.

C’était beau et aussi unique parce qu’on y a revu les copains sud-africains, laissés au Lycée Jules Verne l’année dernière, mais rentrés en France depuis comme nous. Chaleureuses retrouvailles !

 

Le weekend suivant, on a mis le cap vers le Sud.

En Provence, au pays des couleurs

Ce n’était pas encore le temps des chants des cigales mais ni celui des flots de touristes qui prennent d’assaut les villages du Luberon l’été. Donc c’était bien. De faire découvrir aux enfants les beautés de cette région qui me plaît énormément. De fouler les ocres de Roussillon et de Rustrel – surnommé le Colorado Provençal en référence au Grand Canyon américain. Pieds nus dans la terre rouge. Ces paysages aux couleurs flamboyantes et au relief tourmenté offrent une palette de couleurs exceptionnelle… et sont très photogéniques.

De sillonner les routes qui serpentent l’arrière-pays, traverser les villages et leur place ombragée par les platanes, leur montrer les belles atmosphères de Gordes (les Anglais n’ont pas encore totalement déserté le lieu), Fontaine-de-Vaucluse, L’Isle-sur-la-Sorgue – où l’on reverra Lily jolie -, Oppède-le-Vieux, Maubec – le temps d’une pizza en terrasse qui rappelle la taverne grecque…

Un avant-goût d’été et le temps qui coule. Bref, des vacances.

On a même eu droit à un coucher de soleil digne d’Afrique du Sud.

 

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La soute est pleine

 

J’aime plutôt les aéroports. Promesse d’ailleurs (où l’herbe est toujours plus verte), d’horizons lointains et exotiques, de dépaysements bon enfant, de rendez-vous en terre inconnue. La réalité est beaucoup plus terre-à-terre. Les voyageurs ont rarement l’allure de mignons photographes pour National Geographic.
On y côtoie finalement tout et n’importe quoi. Il y a celui qui, au départ de Paris en plein hiver, porte des tongs parce qu’il pense déjà à sa destination tropicale, celui qui est emmitouflé dans une doudoune dont il ne sera bientôt plus quoi faire à Koh Phi Phi où il se fera dorer le croupion, celui qui dort sur la moquette, celui qui dort sur trois sièges (n’est-il pas le plus énervant ?), celui qui court, celui qui refait tout son bar au duty free, celui qui achète ses cadeaux souvenirs à la dernière minute, celui qu’on appelle quatorze fois au micro, celui qui ne part jamais sans son coussin tour de cou et que je considérais comme inapte à s’adapter au changement – quelqu’un manquant de souplesse en somme. Mais ça, c’était avant. Quand on vole loin, longtemps, de nuit, ce petit objet légèrement ridicule est béni des dieux.
Et il y a celui qui espère avoir le dernier chariot – c’est mal connaître mes enfants…
Enfin il y a nous, les professionnels de l’avion. Parcourant des milliers de kilomètres par an, habitués aux sièges étriqués, à partager un accoudoir pour deux, à voyager léger, à manger le nez dans le dossier du siège de devant. Que nenni ! On le sait, que l’homme ne tire aucune leçon du passé. Ce retour de Noël, nous avions donc des dizaines de petit trucs pendant au bout des doigts (rien qui n’aille en soute évidemment), des valises qui ont presque rendu leur dernier zip à force d’être ouverte puis refermée pour être ensuite violemment pesée. Cette corvée m’obligea à monter sur la balance, ce qui me mit d’humeur chagrine. Mon régime foie gras-fondue savoyarde-escargots-fromages-Dragibus-Carambar aura eu raison de moi. J’ai vraiment un mauvais métabolisme. Comme à chaque fois, nous avons tenté d’identifier ce que le plateau-repas avait à offrir (visiblement, pas une once de gratitude), fait tomber l’avatar de Vache qui rit sur notre pantalon, arrosé notre chemise de jus de pomme, et mangé le yaourt à la fourchette vu que la cuillère, tombée à nos pieds, était impossible à récupérer. C’est donc naturellement à ce moment-là que l’un de mes enfants (celui qui était au milieu dans la rangée de quatre) m’annonça que s’il n’allait pas dans la seconde aux toilettes il urinerait sur le velours bleu de Lufthansa. À ce moment, je repensai à la respiration au yoga, mais pratiquement j’eus surtout envie de me téléporter en business class, seule face à Leo di Caprio dans Le loup de Wall Street, sirotant une coupe de n’importe quoi comportant de l’alcool.
Tout cela est le prix à payer pour revoir ceux qui sont chers à nos coeurs et manger de la baguette fraîche. Cela vaut bien un petit sacrifice.
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