Archives de Tag: holidays

Voyage immobile #2

Poster un petit dessin de rien avec des photos du passé, j’ai hésité à le faire. Cela est bien futile en ces temps si particuliers. Mais s’il ne nous reste que l’angoisse, autant mettre tout de suite la clé sous la porte. Et puis la futilité finalement devient nécessaire. Alors voilà, je continue et puis peut-être que certains s’arrêteront un peu au détour de ce chemin de traverse à la recherche d’un bout de conversation au bout du monde. D’autres passeront leur chemin. Et ce n’est pas grave.

Ici c’est Oman et ses fabuleux wadis (des oueds asséchés) au coeur des canyons, où l’on peut se baigner seul au monde (confinement VIP) sans risque de croiser un crocodile – ou pire, un car de touristes. La partie orientale d’Oman est aussi celle qui abrite les dunes orangées des Wahiba Sands, des kilomètres de plage sauvage le long de la mer d’Oman. Et ce camp, au milieu des dunes, l’endroit parfait pour voyager au temps de Sinbad et des 1001 nuits. Oman, ce joyau.

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San Francisco, piece of my heart

La ville la plus photogénique du monde, la ville née avec la ruée vers l’or, la ville aux dizaines de collines, la ville de tous mes fantasmes… bienvenue à San Francisco ! Je pense n’avoir jamais été aussi volubile par ici. Mais il y avait tant à dire. Le voyage le long du grand Pacifique, il est raconté en mots et en photos par là.

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If you’re going to San Francisco…

 

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À un autre moment de ma vie (époque Stranger Things), j’ai rêvé de l’American Way of Life. Des posters de la skyline new-yorkaise et du Golden Gate de San Francisco étaient punaisés dans ma chambre. J’aimais regarder Punky Brewster, Madame est servie, Arnold et Willy et La fête à la maison. La Californie me vendait du rêve  : je ne manquais aucun épisode de Riptide, La loi de Los Angeles ou Côte Ouest. Bref, je ne m’imaginais pas vivre ailleurs qu’aux États-Unis une fois adulte. Et c’est pourtant bien loin de l’Amérique que j’ai posé mes valises pendant plusieurs années.

Plus tard, j’ai découvert la culture hippie et la musique des années 60 et 70.
Mon premier voyage au pays des chili cheese fries et des motels se devait d’être à la hauteur, porteur de mes rêves et de de mes clichés. Il eut lieu il y a vingt ans tout rond à San Francisco. Comme les chercheurs de la ruée vers l’or, j’ai découvert une pépite. L’or était dans mon coeur et au-dessus du Golden Gate Bridge. Ce fut  le début de mon histoire d’amour avec cette ville, que j’ai pu voir et revoir, et retrouver les yeux embués à chaque fois. Les rêves ont parfois la vie dure.
Dans quelques jours, je m’envolerai à nouveau vers ce lieu archi photogénique au souvenir toujours vivace. Et pendant que @desertbushman travaillera, je redécouvrirai la City by the Bay sans Francisco.
Croyez-moi, vous allez en entendre parler. Ce seront mes chroniques de San Francisco.
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Île Maurice : petit rhum arrangé et plages de rêve

 

Profiter d’être sous les mêmes tropiques pour découvrir (oooh le grand mot, je suis partie avec deux enfants plus intéressés par la température de la piscine que par la culture créole) la belle île Maurice, celle dont la réputation n’est plus à faire.

Celle des eaux turquoises (pas d’angoisse si on ne sait pas nager, on ne se baigne pas dans plus de 90 cm d’eau), des petits rhums arrangés, des Mauriciens à la gentillesse sans pareil, des 85 espèces de palmiers, des noix de cocos par milliers, des fruits savoureux, des nuages gris-mais-il-fait-chaud-quand-même, des pluies Tahiti Douche, des rougails, carrys et autres délices hautement inflammables venus d’Inde, des champs de cannes à sucre (qui sert à tout : on la mange – le sucre, on la boit – le rhum, on construit des abris avec ses résidus – la bagasse)… que les Hollandais ont importées d’Indonésie au XVIIè siècle. Un végétal fort comme ces gaillards du Nord, le seul à se remettre sur pied fissa après le passage d’un cyclone.

Maurice est petite et rigolote. C’est drôle en effet d’être dépaysé en langue française. Le clou du séjour fut sans conteste la visite du Super U de Grand Baie, où les enfants ont dévalisé les rayons de Pepito, Granola et Pom’Potes.

Et puis Maurice, c’est l’île pragmatique, dont les noms de villages ne laissent aucun doute sur ce qu’on y trouve : Trois Boutiques (seulement ? oublie, j’y mettrai pas une tong), Petite Rivière Noire, Grande Rivière Noire (elle a été pistonnée), Quatre bornes (c’est loin la plage ? Quatre bornes !), Cap Maheureux, Crève coeur, L’Avenir, Fond du sac (ce jour-là le chargé de la toponymie n’avait pas trop la patate)…

Et puis il y a Pamplemousses, où l’on ne trouve pas cet agrume que j’aime tant mais un jardin botanique splendide !

L’île Maurice, la polyglotte, la cosmopolite, celle qui vit à la cool, celle dont le tourisme se porte bien.

L’île Maurice, celle qui m’a donné envie d’aller à La Réunion !

ELLE Déco édition créole

Plage de la cuvette à Grand Baie

Le Jardin de Pamplemousses, une splendeur !

Carte postale

Éblouissante lumière d’après la pluie

Mon poulet grillant du poulet au-dessus de l’eau !

 

 

 

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Amateurs, challengers… whatever !

 

Voilà un mois que nous sommes revenus de notre voyage dans le coin le plus fabuleux de la terre, dixit notre ministre de l’écologie, Nicolas Hulot. Le Botswana… Environ quinze ans que nous en rêvions, que j’avais mis de coté mon épargne salariale (oui, un jour j’ai eu un travail), et puis quand en y regardant de plus près on a compris que cinq jours là-bas coûteraient le prix d’une Austin Mini, (ou 2 m2 à Paris quand on y pense) on s’est dit qu’on renonçait. Mais ça c’était avant. Avant de venir vivre dans le pays des pros du camping, des géants de l’outdoor, des spécialistes des baby-trails, remorques, tentes sur le toit et autre gadget « spécial je voyage avec ma maison » en tout genre. Bref, avant de côtoyer des Sud-africains toujours prêts à partir explorer le bush à bon prix (ils laissent les lodges inabordables aux Européens) sans renoncer une seconde à leur confort.

Donc, nous sommes partis en convoi d’une douzaine de voitures (une vingtaine de Sud-Africians affables, ronfleurs et suréquipés en linge de lit, deux Australiens aussi démunis que nous – restriction aérienne oblige – et nos enfants) à travers les vastes plaines du Botswana et des zones désertiques de la bande de Caprivi. Je crois sans me vanter pouvoir dire qu’on les a bien distraits.

Heureusement une heure avant de retrouver le groupe avec lequel nous allions être en voyage de noce pendant dix jours, j’ai relu le programme du tour et constaté que tous les soirs, nous serions assis au coin du feu, sur des fauteuils safari (ceux avec accoudoirs et résille pour caler la bière)… que nous n’avions pas. In extremis, dans la ville de Letlhakane (à côté Clermont-Ferrrand fait figure de capitale européenne), nous avons dégoté le vendeur chinois de meubles/tv/tout à dix balles et fait son chiffre d’affaires de la semaine en lui prenant ni une ni deux tout son stock de fauteuils en nylon (4 pièces en fait). Cela nous a sauvé de l’humiliation générale.

Nos voisins de chambrées se sont révélés accueillants, majoritairement retraités et portés sur l’apéro. Nos enfants étaient les petits chéris, ils les trouvaient même très bien élevés (merci à la barrière de la langue). Et donc, très très bien préparés à un road trip qui nous ferait rouler, dix jours durant, 75h et 6 000 km.

Quand eux pilotaient sur les pans (anciennes mers desséchées) sans passer à travers la croûte de sel, nous devions être guidés par radio pour éviter l’ensablage (day 1), quand nous arrivions au camp pour nous installer, en moins de temps qu’il n’en fallait à mon fils pour trouver la seule prise du camping branchée sur du 220V capable de recharger son iPod ils avaient monté deux lits de camps avec couettes, oreillers en plume, table de chevet et descente de lit, quand à l’inverse le matin il nous fallait décamper à l’aube (la nuit même, 6am = 6 degrés, c’est bien simple) j’avais à peine mis un pied sale hors de la tente (ah oui, quand tu campes dix jours, tu renonces à une pédicure digne de ce nom) que tous leurs bagages étaient déjà triés, rangés, empilés, sous scellés dans le coffre xxl de la Toyota Super High Lux 12, quand ils gonflaient leur matelas en 3 secondes avec un compresseur nous nous faisions les muscles avec une banale pompe, et quand chaque matin ou presque on galéjait à faire entrer nos 17 sacs mous/de sport/plastiques dans le coffre, ils avaient déjà fait glisser leurs petites valises bien rectangulaires dans les rails de leur bakkie aussi grand qu’une capsule d’hôtel tokyoite prévus à cet effet.

Cette expérience fut une découverte géographique, mais aussi humaine et sociologique. Nous avons expérimenté qu’en Afrique du Sud il y a les Blancs (les Afrikaners) et les Blancs (les Anglais). À ma gauche, un quintal portant une doudoune, un bermuda camouflage et des tongs, amateur de rusks et coffee morning à 5h45, à ma droite, des discussions aussi raffinées que leurs apéritifs avec cheese platters. Des altérités mais aussi des points de ralliement : chaque soir, nous avions droit aux grâces (« vraiment ? même avant de manger une saucisse froide ? » ), énoncées par notre guide. Ce fut donc un vrai voyage du bout du monde, que je ne manquerai pas de partager en photos dès que j’aurai une connexion internet digne de ce nom. Mais ça c’est une autre histoire.

 

 

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