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Quand on arrive en ville

Dites donc, ça fait un bail que je ne suis pas passée par là.
J’ai fait quoi ces deux derniers mois ? Des choses follement amusantes, trouvé un job captivant, pris des cours de cuisine sans gluten (nan je déconne), musclé mes guiboles dans la chaine des puys ? Que nenni ! J’ai déménagé. Ou plutôt emménagé. C’est-à-dire, faire rentrer dans UN appartement un container de 40m3 + la totalité d’un garde-meubles de 56m3, croyez ou non, ça déménage ! Ahaha.
Donc pendant un mois, nous n’avons vu la vraie vie que par l’embouchure du périscope qui émergeait des linéaires de cartons. Ou par la fenêtre si vous préférez, tels des prisonniers dans leur tour de bordel.

Mais le jeu en valait la chandelle : quelle emotion, oscillant sans cesse entre rires et larmes, de retrouver les pots de mes enfants, leurs chaussures de plage en taille 24 (pour vous représenter la chose, aujourd’hui mon fils fait ma pointure), des vêtements dans lesquels je ne devais déjà plus rentrer avant de partir à Dubai il y a cinq ans, des talons de chèques rédigés en francs (juré craché), des courriers de la CAF m’allouant une aide pour la naissance de mon premier enfant (le même qui chausse xxl), tout Friends en VHS, les cassettes audio de mes années Metallica, un milliard d’objets de voyages, tout l’arbre généalogique de Geronimo encadré, une valise pleine d’Equipe 1998 (pour ça, je plaide non coupable – suivez mon regard). Et tellement plus.
Bref, des choses grandement utiles quand on vit au XXIè siècle, vous le réalisez. Tout comme vous aurez compris que j’étais à deux doigts de me jeter sous le tram*. Heureusement, trier, donner, jeter comporte sa part de vertu. Ce qui me lasse peut s’avérer nécessaire à d’autres, et jeter nécessaire à moi-même. Faire le tri dans sa tête aussi pour avancer vers autre chose. Step by step. Dans le fond, je me rends compte que je ne suis pas très multi-tâches.
Ainsi depuis quelque jours, on peut dire que l’on vit dans un appartement redevenu fréquentable. En ville. Sans muezzin ni ibis, mais avec les bois-sans-soif du centre qui jugent bon de chanter sous nos fenêtres à une heure où même en Afrique du Sud personne n’est encore à la gym.
Namaste.
(*mais merci maman)
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