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Siyobonga, South Africa !

 

Partir…

et ne plus se lever avec la lumière radieuse, se pâmer quotidiennement devant des couchers de soleil hors du commun, pister les animaux dans la brousse, entendre les gazouillis enchanteurs d’oiseaux exotiques devenus familiers, écouter Saba Kufa à la radio, sourire à la vendeuse de balais au feu rouge, suivre les bakkies chargés de travailleurs, entendre parler 13 langues, faire de plan sur la comète pour les prochaines vacances africaines, manger chez Tasha’s, chiner chez Amatuli, sentir l’odeur du feu de bois, s’asseoir autour du boma, fouler la terre rouge. Laisser derrière soi les amis. Et ne plus être ailleurs, tout simplement.

J’ai rêvé longtemps de l’Afrique. Elle a pu quelquefois me désarçonner mais je n’ai jamais sous-estimé sa magie.

#fermerlaparenthèse #findenotrevieinternationale #timetomoveon

 

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Kruger National Park

 

Le parc le plus connu d’Afrique du Sud, l’un des plus célèbres au monde… presque mythique ! En 1898, pour préserver la nature sauvage de la région, Paul Kruger, fraîchement élu président du Transvaal, décide de créer une réserve gouvernementale dans la région de la rivière Sabie. Long de 350 km pour 60 km de large, il comporte 2 500 km de routes et pistes. De quoi l’arpenter pendant des jours. C’est bien ce qu’il faut faire pour espérer voir les animaux en pagaille, car – c’est là le paradoxe – le parc est tellement grand que les bêtes ne se montrent pas à tous les coups. Il est facile d’être loin des routes et cachés dans le bush ou les paysages de savane. Pourtant, il y a du nombre ! 500 variétés d’oiseaux, 110 sortes de reptiles, 150 espèces de mammifères dont les fameux Big 5. Environ 37 000 buffles, 14 000 éléphants, 1 700 lions, 1 000 léopards. Le léopard, ce fantasme, seule raison qui motive encore mes enfants à faire des safaris. Donc nous n’aurons pas vu d’éléphants par milliers, des troupeaux de buffles ou des hordes de zèbres, mais des animaux plus inhabituels, comme la tortue léopard, les hyènes (je n’en avais jamais vues en Afrique du Sud) – dont celle dévorant un reste d’impala (d’une fraîcheur douteuse à en juger par l’odeur) sous les yeux du léopard spolié caché dans les fourrés, des babouins batifolant devant les girafes, des vautours, des calaos à bec jaune (Zazou, pour les fans du Roi Lion), des aigles, un martin-pêcheur pie, des chacals, un jabiru africain, des pintades de Numidie, un hibou planté sur la route lors du game drive nocturne…

L’intérêt résidait aussi dans les paysages, la terre chaude africaine, rouge, écrasée par 35 degrés, les camps faits de rondavels au toit de chaume, en adéquation avec la nature : Olifants est considéré comme le plus beau rest camp de par sa situation exceptionnelle en aplomb au-dessus de la rivière, Skukuza est plus fréquenté, dans le sud que l’on dit plus abondant en terme de faune. Leurs petits bungalows qui ne sont pas de première jeunesse mais font le job sont très prisés des Sud-Africains et dotés de terrasse, de coin cuisine basique mais ont tous un barbecue. CQFD.

En ressortant du parc, après quatre jours sur les routes, retour à une autre réalité : celles des villes africaines faites de bric et de broc, celles qui n’offrent aucune mixité raciale, seulement la vie au jour le jour de 80% de la population. L’Afrique du Sud, le pays du grand écart.

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Zangarna mon amour

Je n’aime rien de plus que cet endroit paisible, sauvage et beau ! Où l’on peut jouer au rugby sur 12 hectares (c’était avant de voir un cobra ramper sous les pilotis), faire des sauts dans la piscine face à l’horizon se perdant dans le bush, boire un verre devant un coucher de soleil sublime, confier ses vivres aux charmantes cuisinières qui en font des plats goûteux, dormir dans le silence de l’Afrique des grands espaces, regarder le calao jouer avec son copain, observer les boks qui broutent devant nos yeux, photographier les nyalas, admirer les cornes de l’hippotrague – futur trophée.

Je n’aime rien de plus que ce lodge de toute beauté, rien que pour nous, niché dans la beauté de la biosphère du Waterberg dans la province du Limpopo, j’ai nommé le Zangarna Game Lodge.

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On the (garden) route

 

 

 

 

 

 

Non, la Garden Route n’est pas une route côtière bordée de part et d’autres de roses, protées, strézilia (oiseaux de paradis) ou agapanthes. Plus « route » que « garden » et fleuron touristique du pays, cette région plébiscitée par les Sud-Africains est un authentique jardin à l’africaine : ni pelouses à l’anglaise, ni parterres à la française, mais un littoral déchiqueté frangé de forêts tropicales primaires et humides, de lagunes et de plages sauvages. Bienvenue dans le Wild Wild South !

À Wilderness, petite bourgade qui constitue notre première étape après avoir atterri à George, tout est paisible et immense : la plage, les arbres, les maisons, les rivières abondantes. Sous un ciel nuageux, on a peu l’impression d’être en Cornouailles. La moyenne d’âge aussi se hisse tout en haut. Point de clôtures, point d’animation déplacée mais une vie de quartier (autour des quelques restaurants et de la station-service du centre ville), autant d’éléments qui font du coin un endroit idéal pour passer sa retraite. À Knysna, même topo : des demeures nichées dans des collines à la végétation luxuriante bénéficiant tous les soirs de magnifiques couchers de soleil sur la lagune, des restaurants chaleureux sur le waterfront pour déguster poisson et fruits de mer font de cette petite ville fondée en 1804 par George Rex, riche homme d’affaires que l’on crut longtemps être un fils illégitime de George III d’Angleterre, un endroit tout doux. La vie s’écoule sans accroc ici. Ses habitants ne vivent pas dans le même pays que les gens de Johannesburg, vraiment ! À Plettenberg Bay, on prend nos habitudes au Look Out Deck, petit resto en bois dominant la plage où s’ébrouent les dauphins au large…

La Garden Route, c’est un parc national à la nature XXL, des sentiers de randonnées avec des panoramas de dingues, des vues sur la mer turquoise démontée, des chemins escarpés, traversant la forêt (ne pas penser aux serpents), des passerelles au-dessus du vide à emprunter, des rochers à escalader (Tsitsikamma, on ne t’oubliera pas de sitôt), Birds of Eden et ses oiseaux multicolores, Monkeyland et ses singes du monde entier (souvenirs du singe hurleur du Costa Rica !) – où l’on apprend enfin la différence entre monkey et ape (le premier a une queue, l’autre non), des routes que sillonnaient il y a deux siècles les éléphants du Cap qui avaient trouvé refuge dans les profondes futaies des environs de Knysna…

Vallées secrètes, montagnes majestueuses et forêts pluviales… un itinéraire tout en beauté.

 

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À table chez Fong !

 

« My home is your restaurant »

À Cuba, on mange du homard dans des paladares, restaurants limités à douze couverts chez l’habitant. À Johannesburg, on mange de la glace au maïs chez Su Yen, chef d’origine sino-africaine. Loufoque et créative, elle ouvre une fois par semaine les portes de sa maison de famille – sa terrasse plus exactement – qui, perchée sur les hauteurs du quartier résidentiel de Houghton, surplombe Joburg la verte et l’arbre du voyageur en contrebas. Ça grésille, ça frétille, ça flambe dans la poêle à frire. Elle nous prend par surprise avec les dix plats qu’elle mijote et a plaisir à nous faire découvrir tout au long de la soirée. D’une fois à l’autre on ne goûte jamais la même chose (no worries, pour la glace au Géant Vert donc).

Comme elle –  née à Hong Kong d’une mère chinoise et d’un père sud-africain d’origine écossaise, la cuisine de Su Yen est un mix ‘n match d’influences asiatiques et africaines. On trouve dans sa cuisine des baies de Goji, des fruits du dragon mais aussi de l’agneau, du boeuf, du poisson… l’inventivité et la folie culinaire savamment dosée de Su Yen font le reste. Outre le délice pour les papilles, dîner chez Fong est une expérience chaleureuse et originale. Mais patience ! La dame a du succès et la liste d’attente est longue. Tout vient à point à qui sait attendre.

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