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La nuit je n’aime personne, je dors

 

Quelqu’un peut-il m’expliquer ce qui fait des Afrikaners des durs au mal ?

Des gens qui n’hésitent pas à faire du sport à la force du poignet – retourner 17 kg de boerwors (saucisses du crû) chaque semaine sur des charbons ardents est du boulot – ET à expier le gras emmagasiné le week-end dès le lundi matin 5h du matin dans l’une des salles de sport qui essaiment toute la banlieue de Johannesburg. Lieu dont le pic de fréquentation est, roulement de tambours, de 5:30 à 6:30. L’heure à laquelle – avant de venir vivre dans ce pays – je ne me levais qu’accidentellement (ou, éventuellement, pour prendre un avion). 

Des gens qui mettent DE LEUR PLEIN GRÉ leur réveil à 4:30 pour aller soulever de la fonte, faire des entrechats ou plonger dans l’eau chlorée avant le lever du jour et d’enquiller 1h30 de bagnole + une journée de boulot auraient-ils quelque chose à se faire pardonner ?

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Just do it

 

Cette semaine j’ai joué à la parfaite expat – oisive mais sportive.

Après plusieurs mois d’hibernation, j’ai commencé la course, tant pour le plaisir de profiter du bord de mer de bon matin que pour… c’est tout en fait (ah si, j’aime bien la couleur de mes baskets). Bref, que les choses soient claires, je cours par nécessité en attendant que ça devienne une drogue (tout le monde le dit).

Puis j’ai enchaîné par une heure d’aquabike. J’aime bien mais j’ai dû y faire mes adieux : le package pour 5 cours a dilapidé mon salaire de septembre (certes pas mirobolant mais quand même).

Enfin j’ai testé l’Iyashi Dôme, une machine qui promet une purification (du corps, pas de l’esprit) en faisant suer comme dans un hammam. C’est juste un poil moins convivial. On s’allonge dans l’appareil (l’hôtesse est aussi chaleureuse qu’un espion russe) comme si on passait une IRM et on attend 30 mn que le corps crache ses toxines. Pour plus d’efficacité, Irina (j’imagine que c’est son nom) me demande si je veux accroitre l’efficacité de la detox en inhalant de l’oxygène (est-ce que ça fait maigrir ?). Si c’est légal, je suis d’accord. Le petit appareil semblable à une liseuse diffuse l’O2 dans mes narines. Inodore, indolore, incolore.

La séance ayant débuté par une pesée sur la balance, du genre traîtresse qui calcule ton pourcentage de gras et ton pourcentage d’eau (j’ai discrètement enlevé les piles de cette b***ch quand Irina a eu le dos tourné), inutile de préciser que cette délicieuse expérience ne s’est pas soldée par un thé à la menthe et une petite datte.

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Aïe

sport

 

 

Lundi, j’ai transpiré dans l’eau. Parfaitement, c’est possible. Je pensais pédaler au fond de la piscine pendant une heure, en fait l’aquabike, il faut le savoir, sert à toutes les tortures : les pieds calés dans le guidon, il est un redoutable colonel en chef pour les abdos, lestée d’haltères, on est aussi sommé de travailler les bras : haltère + pédalage = concentration au max. Donc ça bosse, ce n’est pas que du sport entre copines (message à peine voilé à l’intention de F., mon mari). J’aime beaucoup – j’ai d’ailleurs découvert qu’on pouvait adopter 4 positions sur un vélo. Le hic : pour espérer des résultats visibles, il faut être  assidue et le prix de la séance est dissuasif. Point de salut à moins de casser ton PEL.

Lundi soir, zumba. J’adore. Bientôt quatre mois que je fais des chorégraphies de n’importe quoi sur des sons africano-latinos, ou parfois, des morceaux que je n’avais pas entendus depuis trois siècles (ressenti, légèrement exagéré), genre More than words (clin d’oeil à Séverine) ou Take on me ! À la fin, je suis rouge comme une pivoine, comme au bon vieux temps des parties de handball en 5è au collège.

Mardi matin, cours particulier de gym chez une copine. Sounds great ! Mais le body du prof, 2,10 m au garrot, tout en muscles, est une promesse : attention, ça va chauffer. Le sport, c’est sérieux. Alors là on fait brûler les abdos, on court, on travaille les triceps (ses muscles qui pendent comme des rideaux passé un certain âge… 40 ans ?). C’est un peu dur mais il encourage comme seuls les anglosaxons savent le faire.

Cette semaine je pense donc avoir battu mon record d’échauffage de muscles, de aïe, scroutch, argh, de souffles spasmodiques, bref j’ai redoublé d’efforts pour perdre du gras (et je ne vous dis pas comment je marche aujourd’hui – obligée de descendre les escaliers en biais comme une flippée face à une piste noire au ski).

Et puis encore une fois, tout s’est mal terminé.  Mais je suis hyper motivée pour la rentrée !

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