Archives de Tag: voyage

Et découvrir le voyage immobile…

À l’heure où nous devons réapprendre à nous réjouir du quotidien et à voir les belles choses dans les petites, voyager immobile est une promesse d’ailleurs : en replongeant dans nos boîtes à souvenirs, en triant nos photos, on élargit notre ligne d’horizon (en laissant de côté au passage les cours de proportionnalité niveau collège, merci bien).
Cette ligne sur laquelle nous reverrons tous un jour de nos yeux le soleil se lever et briller haut pour des lendemains meilleurs. Aujourd’hui on ne bouge pas, le destin nous fige mais c’est en attendant l’élan qui reviendra plus fort après.
Ma petite avatar est très forte pour utiliser à la fois le retourneur de temps de Harry Potter et la DeLorean de Doc et m’envoyer illico presto dans des endroits qui ne riment pas avec confinement. Où le monde est plein de beauté et de bonté, et mes souvenirs intacts.
Première escale : le Marakale National Park en Afrique du Sud. Un parc au panorama rougeoyant, abritant les plus grands animaux d’Afrique, une montagne majestueuse surplombant une pièce d’eau où antilopes et éléphants viennent se rafraîchir.
Tout compte fait, malgré la frayeur éléphantesque, il n’était pas si mal ce confinement dans la tente de brousse.
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Dubai, à la recherche du temps perdu

 

 

Au pays de l’or noir

Revoir Dubai… Ce connu qui s’éloigne. Tenter de ramener du passé dans le présent. Et donc (re)voir et (re)faire ce qui était un peu de notre quotidien. Manger chez Johnny Rockets, patiner au Dubai Mall, dresser la tête pour regarder la Burj Khalifa, boire un Lemon & Mint au Bait al Bahar, marcher le long de Kite Beach, se repérer dans les rues numérotées d’Umm Suqeim, acheter chez Spinneys, déjeuner dans un food court, repérer chez Comptoir 102, boire et bavarder entre amies à la Bussola. Comme au bon vieux temps, on a aussi presque vomi dans les taxis et fait des selfies dans les toilettes d’hôtel.

Le temps était mitigé mais ce n’était pas grave. On venait d’Auvergne et on était aussi là pour la chaleur humaine. Quand le soleil donnait, le sentir sur notre peau était formidable. Le gazouillis des petits merles locaux (je suis nulle en ornithologie) et le son du muezzin nous ont replongés dans une sensation perdue. C’était bon.

N’allez pas croire qu’on n’ait fait que manger du moutabal et des pains couverts de zatar, nous avons aussi fait des choses inédites, comme visiter le magnifique Louvre conçu par Jean Nouvel à Abu Dhabi et mis un orteil dans la mer en février. Ou visiter le fort Qasr al Hosn où naquit le père des Émirats, Sheikh Zayed, grâce à Adrienne, notre guide hors pair.

Cela était parfois un brin trop sérieux pour les enfants, mais le temps n’étant pas de notre côté il était hors de question de dépenser un mois de salaire de jardinier dans un parc aquatique.

Bien entendu, nul voyage à Dubai ne pouvait être envisagé sans fouler le sable du désert. Il est là, le véritable or du pays ! C’était magique, comme toujours. À un moment on a même pu écouter le silence. On n’a pas dormi dans les dunes, pour mes amis cela aurait équivalu à dormir dans le bac à légumes du frigo. C’est que la nuit les températures auraient bien chuté à 17 degrés. Je me moque, mais j’ai oublié ce que était que d’avoir froid à Dubai. Car oui, ça arrive ! Et puis j’avoue, c’était bien agréable de n’être dans le désert que pour le meilleur : marcher pieds nus et manger du poulet grillé en sirotant du vin devant un feu ET pouvoir se doucher (ce n’est pas demain la veille que j’achèterai la bougie Feu de bois de Diptyque) et dormir dans un vrai lit.

Allez, je remonte dans la DeLorean. Back to the future.

En attendant la prochaine porte d’embarquement, la porte de l’après, celle qui mène au prochain voyage. La porte d’un autre endroit à vivre et découvrir.

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Au nord, Amsterdam

 

Amsterdam, ce sont des canaux, du hareng, des tulipes, des fumées euphorisantes, des musées de maîtres, la maison d’Anne Frank et le vélo roi de la ville !

Avec ses maisons à pignon, son millier de ponts, à l’heure où le soleil se couche la ville ressemble à un tableau.

En décembre, il fait nuit très tôt (l’heure du goûter devient l’heure du dîner) mais les habitants de la ville ne se calfeutrent pas pour autant : certes ils sont au chaud chez eux mais lumières – douces évidemment – allumées laissant voir leur intérieur inspirant et inspiré sans fausse pudeur. Le ciel étant souvent bas (nous avons eu de la chance avec le temps – traduction : il n’a pas plu), les maisons se révèlent de vrais cocons de douceur et d’élégance scandinave. Déambuler le long des canaux et se faire voyeur l’oeil se baladant dans le cœur des belles maisons à pignon fut l’un de mes grands plaisirs !

Difficile ensuite d’envisager un séjour dans la ville aux 600 000 vélos sans se galber le mollet nous aussi. Je n’étais pas vraiment emballée à l’idée de ce déplacement familial, au vu des remontrances que l’on subissait de la part des locaux dès que l’on ne marchait pas au bon endroit sur la chaussée… routes, trottoirs, pistes cyclables, que de marquages et de codes ! Ce qui m’a confortée dans l’idée que j’ai personnellement plus d’affinités avec le bordel relatif des cultures méditerranéennes (et la sympathie qui va avec) que la rigueur jésuite des gens du Nord. « La règle, c’est la règle ! »

Finalement, enfourcher les vélos fut une riche idée : à vélo, on est les rois ! Prioritaires sur les voitures… et les piétons. CQFD.

Pédaler, le rythme idéal pour découvrir la ville, comme une agglomération de gros villages. Une ville tranquille, sans bruits de moteurs ou presque en son centre. Ce séjour fut aussi l’occasion de revoir les amis chers rencontrés en Afrique du Sud. Double ration de beaux souvenirs. Bref, un séjour doux et dépaysant, à seulement trois heures de Paris.

(En revanche, que ce soit dit, un séjour à Amsterdam ne régalera pas vos papilles si vous êtes gourmand et gourmet. Mais on a bien contribué à augmenter le PNB des Pays-Bas en se délectant de leurs gaufres hollandaises au beurre et au caramel.)

 

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Ilha de Mozambique & plage de rêve, l’Afrique enchantée

 

Bemvenido o Moçambique !

Située sur le littoral oriental de l’Afrique, face à l’océan indien, le Mozambique est une ancienne colonie portugaise devenue indépendante en 1975.
Assez méconnue, cette perle lusophone a été abîmée par une guerre civile qui a fait rage durant seize ans, jusqu’en 1992. Le pays panse toujours ses plaies. C’est l’un des plus pauvres au monde. Mais sa beauté, son authenticité et la gentillesse de ses habitants en font une terre riche.

Ilha de Mozambique

17 000 personnes vivent sur l’île reliée au continent par une route étroite – 1 000 seulement dans la partie historique. Les vestiges des bâtisses coloniales de Ilha de Mozambique – classée au patrimoine de l’UNESCO – évoquent Cuba, Saint-Domingue, le Brésil, ses plages sublimes et sauvages aux incroyables dégradés de bleu turquoise rappellent Zanzibar. Et pourtant, cette île est unique. Flamboyante capitale au temps du commerces des épices, on y faisait halte pour échanger or et ivoire, et les esclaves. Carrefour de civilisations bantoues, arabes, indiennes et européennes, ses rues pavées et colorées invitent à l’errance. Partout ses enfants nous suivent, nous parlent. Nous échangeons avec eux en espéranto. C’est bon enfant, on marche, on marche ! Le samedi de notre arrivée, c’est la fête au village. Concert et étals de nourriture animent la rue, c’est joyeux et chamarré. La vie !

 

 

Le lodge du récif corallien

Après Ilha, cap sur la plage ! Julianne s’initie au snorkelling. Dans la lagune, on voit des rascasses, des barracudas, des poissons papillons, des poissons perroquets et les poissons du monde de Nemo. Tous les jours nous nous régalons de poissons, fruits de mer (crevettes, mangoustes, crabes, en veux-tu en voilà). Le chef est un dieu de la cuisine. Regardez près de chez vous, toutes les crevettes que l’on mange viennent du Mozambique. Chaque jour, la mer déverse sur le sable des coquillages magnifiques dont les cauris que je chéris tant, utilisés comme monnaie il y a bien longtemps. Les enfants aiment ce vent de liberté, les fous rires avec les copains, les histoires racontées à n’en plus finir, Zazou, le bébé singe tellement chou, la découverte du jeu traditionnel M’Bélé (qui rappelle l’awélé). Et nous siroter la caïpirinha du soir dans l’air encore chaud, admirer la danse et le chant traditionnels des femmes du village. Profiter. Se reposer. Être dépaysé.
Si ce n’était la fastidieuse procédure pour l’obtention du visa à l’aéroport (c’est loooong ! #thisisafrica), on y retournerait bien même le temps d’un weekend !

 

 

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On the (garden) route

 

 

 

 

 

 

Non, la Garden Route n’est pas une route côtière bordée de part et d’autres de roses, protées, strézilia (oiseaux de paradis) ou agapanthes. Plus « route » que « garden » et fleuron touristique du pays, cette région plébiscitée par les Sud-Africains est un authentique jardin à l’africaine : ni pelouses à l’anglaise, ni parterres à la française, mais un littoral déchiqueté frangé de forêts tropicales primaires et humides, de lagunes et de plages sauvages. Bienvenue dans le Wild Wild South !

À Wilderness, petite bourgade qui constitue notre première étape après avoir atterri à George, tout est paisible et immense : la plage, les arbres, les maisons, les rivières abondantes. Sous un ciel nuageux, on a peu l’impression d’être en Cornouailles. La moyenne d’âge aussi se hisse tout en haut. Point de clôtures, point d’animation déplacée mais une vie de quartier (autour des quelques restaurants et de la station-service du centre ville), autant d’éléments qui font du coin un endroit idéal pour passer sa retraite. À Knysna, même topo : des demeures nichées dans des collines à la végétation luxuriante bénéficiant tous les soirs de magnifiques couchers de soleil sur la lagune, des restaurants chaleureux sur le waterfront pour déguster poisson et fruits de mer font de cette petite ville fondée en 1804 par George Rex, riche homme d’affaires que l’on crut longtemps être un fils illégitime de George III d’Angleterre, un endroit tout doux. La vie s’écoule sans accroc ici. Ses habitants ne vivent pas dans le même pays que les gens de Johannesburg, vraiment ! À Plettenberg Bay, on prend nos habitudes au Look Out Deck, petit resto en bois dominant la plage où s’ébrouent les dauphins au large…

La Garden Route, c’est un parc national à la nature XXL, des sentiers de randonnées avec des panoramas de dingues, des vues sur la mer turquoise démontée, des chemins escarpés, traversant la forêt (ne pas penser aux serpents), des passerelles au-dessus du vide à emprunter, des rochers à escalader (Tsitsikamma, on ne t’oubliera pas de sitôt), Birds of Eden et ses oiseaux multicolores, Monkeyland et ses singes du monde entier (souvenirs du singe hurleur du Costa Rica !) – où l’on apprend enfin la différence entre monkey et ape (le premier a une queue, l’autre non), des routes que sillonnaient il y a deux siècles les éléphants du Cap qui avaient trouvé refuge dans les profondes futaies des environs de Knysna…

Vallées secrètes, montagnes majestueuses et forêts pluviales… un itinéraire tout en beauté.

 

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